Enquête de santé (France 5) – Insomnie chronique : comment retrouver le sommeil ?

Publié le 21 avril 2026 à 8:23
17 juin
Environ huit millions de Français souffrent d’insomnie chronique. Un manque de sommeil qui affecte leur bien-être et leur santé. Mais des solutions existent pour retrouver les bras de Morphée. 

Le sommeil, c’est la santé !

Bien dormir est essentiel à notre santé physique et mentale. En effet, le sommeil permet au corps de se régénérer. Pendant cette phase de repos, l’organisme produit ainsi en quantité les hormones de croissance indispensables au renforcement des muscles et des os. Quant au cerveau, il se nettoie des toxines accumulées pendant la journée. De bonnes nuits soutiennent aussi la consolidation de la mémoire, l’apprentissage et la gestion des émotions. Problème : en cinquante ans, les Français ont « perdu » une heure et demi de sommeil par jour. Pire : 12% d’entre eux souffrent d’insomnie chronique…

L’insomnie chronique : des symptômes nocturnes et diurnes.

Il nous est à tous arrivé de passer une nuit blanche, à chercher vainement le sommeil et à ressasser en boucle les mêmes pensées. Une insomnie qui peut aussi se manifester par des éveils nocturnes et/ou un réveil précoce. Pour beaucoup, elle n’est que passagère. Mais pour certains, elle devient chronique : elle survient alors au moins trois nuits par semaine, dure depuis trois mois ou plus et elle est associée à des symptômes diurnes : fatigue, irritabilité, somnolence…

Des origines psychologiques et physiologiques

L’insomnie chronique est favorisée par l’anxiété, la sédentarité ou encore la stimulation des écrans. Certaines personnes y sont aussi prédisposées génétiquement. Dans tous les cas, le stress, un choc émotionnel (deuil, rupture…) ou encore une dépression peuvent agir comme déclencheurs. Nourris par l’angoisse et les mauvaises habitudes, les troubles du sommeil sont alors susceptibles de s’installer durablement. Mais l’insomnie chronique est aussi parfois causée par une maladie, le syndrome des jambes sans repos. Dernier facteur : la vieillesse. En prenant de l’âge, on dort moins, et moins bien.

Des conséquences cauchemardesques

La privation répétée de sommeil entraîne une fatigue extrême, des troubles de l’humeur et une difficulté à se concentrer, qui dégradent la qualité de vie. Mais elle affecte aussi la santé des insomniaques, jusqu’à la mettre en danger. Car les risques d’hypertension, d’obésité et de diabète sont alors décuplés. Chez les personnes âgées, les nuits trop courtes et de mauvaise qualité provoquent davantage de chutes. Selon certaines hypothèses des scientifiques, le manque de sommeil pourrait même être lié au développement de pathologies neuro-dégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer.

Des clés pour trouver le repos

Adopter des comportements et respecter des règles favorisant l’endormissement : exercice physique, exposition à la lumière, couvre-feu digital, chambre fraîche et obscure… Efficace dans 70 % des cas, la thérapie cognitive et comportementale vise ensuite à réapprendre à dormir en corrigeant des habitudes inadaptées (passer trop de temps au lit pour d’autres activités que le sommeil, siestes…). La recherche développe d’autres pistes, comme le traitement par le froid, qui peut donner des résultats. Reste, ponctuellement, le recours aux médicaments. A cet égard, une nouvelle génération de somnifères, les antagonistes d’orexine, permettent de retrouver le sommeil sans créer de dépendance, contrairement aux hypnotiques traditionnels.

Enquête de santé – Insomnie : à la recherche du sommeil perdu, mardi 21 avril à 21h05 sur France 5

Par
Katia de la Ballina