Quand EDF perd son monopole…
En 2002, au sommet du Conseil européen à Barcelone, le gouvernement de cohabitation du président Chirac entérine l’ouverture du marché français de l’électricité à la concurrence. Pour EDF, c’est une révolution, puisque le groupe détient le monopole depuis 1946
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… et l’acheminement de l’électricité
EDF, qui produit toujours de l’électricité grâce à ses barrages et ses centrales, perd aussi le droit de l’acheminer elle-même. Deux nouvelles entités indépendantes, RTE, pour les lignes à haute tension, et Enedis, pour les branchements chez les particuliers, en ont désormais la charge. Dès 2007, des fournisseurs alternatifs (TotalEnergies, Engie…) viennent titiller EDF.
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Un curieux modèle économique
Mais Bruxelles est agacé : la concurrence en France n’attire que peu de clients. En 2010, une commission nommée par le gouvernement auditionne des « sages » pour trouver le moyen d’avantager les fournisseurs alternatifs. EDF est alors contrainte d’autoriser ses concurrents à lui acheter du nucléaire historique sur la base du prix de revient, et non celui du marché. Et de le revendre plus cher à leur client, en faisant ainsi des bénéfices…
Très chère électricité, dimanche 5 avril à 21h05 sur France 5