Conso : Et si l’on monétisait son patrimoine immobilier ?

Publié le 21 janvier 2025 à 14:44
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Cette opération permet aux seniors de continuer à vivre chez eux, convertissant une partie de leur domicile en argent disponible. Ce qu’il faut savoir sur cette solution financière

Un concept d’utilité sociale 

La monétisation partielle du patrimoine immobilier consiste à transformer une partie de son bien immobilier en apport financier, tout en conservant le droit d’y habiter. Elle permet à des propriétaires de rester chez eux en leur permettant de maintenir ou d’augmenter leur niveau de vie, de concrétiser un projet, de faire face aux imprévus ou à des dépenses d’amélioration de l’habitat. Sachant que 72 % de personnes âgées vivant chez elles sont propriétaires et que leur pouvoir d’achat diminue, on comprend l’intérêt du dispositif. 

Une cible senior 

Cette solution existe sous diverses formes aux États-Unis et en Allemagne. Nommée Home Equity, elle répond aux besoins des seniors propriétaires en manque de liquidités, qui veulent préserver leur résidence principale (pour la transmettre aux enfants). Ne pouvant requérir à un prêt, souvent inaccessible à partir d’un certain âge, ils sont en mesure de vendre une quote-part de leur propriété. En France, la start-up à mission, Merci Prosper, soutenue par l’État à travers l’agrément Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS), s’adresse aux plus de 65 ans. Épaulée par une communauté d’entreprises et d’acteurs de la Silver Valley européenne, elle est la première à proposer cet accompagnement financier. 

Des formules sur mesure 

Chaque cas étant unique, la proposition d’un acteur de la monétisation partielle du patrimoine dépend de la situation des personnes intéressées. Une fois l’estimation du bien réalisé, puis la somme et les échéances de versements souhaitées définies, un contrat sur une durée déterminée est alors établi. Chez Merci Prosper, par exemple, il s’agit de contrats de dix ans, à l’issue desquels se présentent trois options : la vente du reste du bien, le rachat de la part vendue (10 à 50 % du logement) au prix du marché, ou bien encore un arrangement pour pouvoir rester dans son habitation… Quant aux divers frais engendrés, notaire compris, ils sont inclus dans l’opération et le calcul du pourcentage cédé. Bien évidemment, il est possible de déménager ou de mettre en vente la résidence avant le terme.  

Par
Nicole Korchia