En 1945, près de 650 000 Français, contraints de travailler durant deux ans pour la machine de guerre nazie, rentrent chez eux. On les appelle les S.T.O. pour Service du travail obligatoire ; trois lettres qu’ils vont porter toute leur vie comme un fardeau. Pris au mieux pour des lâches, au pire pour des collabos, ils ont disparu du roman national…
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En avril 1942, Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy et partisan de la Collaboration, conclut un marché avec l’Allemagne nazie. En échange de prisonniers de guerre, il accepte de fournir à l’ennemi 250 000 ouvriers qualifiés. L’Allemagne ne libère que des prisonniers malades ou trop faibles pour travailler, tandis qu’en France, seuls 50 000 volontaires répondent à l’appel. Un fiasco.
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Le 13 septembre, le gouvernement s’arroge alors le droit de réquisitionner de la main d’oeuvre à sa convenance. En trois mois, à raison de 2 000 à 3 000 départs par jour, le quota des 250 000 travailleurs est atteint. Sous la pression de l’Occupant, Laval se plie à de nouvelles exigences. Le 16 février 1943, une loi institue le Service du travail obligatoire (S.T.O.). Et ce ne sont pas seulement les ouvriers qui en font les frais, mais toute la société française : tous les hommes de 20 à 23 ans sont contraints de travailler deux années pour l’ennemi. Ou de désobéir ?
S.T.O. Les Oubliés de la victoire, mercredi 28 mai à 21h05 sur France 5