CNEWS est au cœur d’un nouveau débat. Dernièrement, la chaîne d’information en continu a fait l’objet d’une injonction du Conseil d’État ayant fait suite à une saisie de Reporters sans frontières. L’institution a donné six mois à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) pour renforcer son contrôle en matière de respect du "pluralisme et d’indépendance de l’information" par la chaîne du groupe Canal+.
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Depuis, les journalistes de CNEWS s’insurgent de cette action menée contre leur chaîne, notamment les visages les plus emblématiques que sont Pascal Praud, Laurence Ferrari ou encore Sonia Mabrouk. Cette dernière s’en est d’ailleurs récemment prise au journaliste de Libération Thomas Legrand, qui avait remis en cause le statut de journaliste de celle qui officie également sur Europe 1 : "Vous mettez en doute mon statut de journaliste. Mais qui est êtes-vous pour vous exprimer ainsi ? Mon numéro de carte de presse est le 107434, puisque je dois le donner aujourd’hui… Mais il semble plus que ça soit un matricule, puisque que votre seul but est de m’enfermer dans un cadre qui dépasse semble-t-il largement vos compétences, vos capacités et vos facultés (…) Sachez que si un jour, il vous arrive d’être menacé pour vos propos, d’être harcelé, vous me trouverez de votre côté car c’est là l’immense fossé entre nous : je vous défendrai non pas parce que vous êtes journaliste, mais parce que c’est juste."
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Ce mercredi 21 février, Guy Lagache était invité sur le plateau du Buzz TV pour présenter le documentaire Terres d’urgence diffusé sur Ushuaia TV le 24 février prochain. En marge de son interview, le journaliste a été interrogé sur la polémique CNEWS, lui qui fut journaliste du groupe Canal+ détenu par Vincent Bolloré entre 2012 et 2017 : "Moi, j’ai une conviction. C’est que dans une démocratie, on a une chance inouïe, c’est d’avoir le choix", estime Guy Lagache. "Le choix est important. Donc la liberté d’expression, la liberté de la presse, quand bien même on peut avoir des opinions différentes, c’est extrêmement important de sanctuariser ça. Après, je ne rentre pas dans les débats de réglementation, mais pour moi, il est là ce principe."