À sa sortie, Jusqu’ici tout va bien s’est hissée sur la première place du Top 10 de Netflix en France, et à la septième place du top mondial des séries les plus regardées sur la plateforme de streaming cette semaine-là. Ce franc succès, accompagné toutefois de quelques critiques à sa sortie en avril 2023, n’a pas empêché Nawell Madani d’éprouver des regrets vis-à-vis de ce projet qu’elle portait entièrement sur ses épaules au moment où elle réalisait son rêve : enfin devenir mère grâce une ultime PMA effectuée au péril de sa vie, comme elle l’a raconté dans Un dimanche à la campagne sur France 2 ce 13 octobre 2024.
Le "dilemme" de Nawell Madani en 2021
"L’être humain est paradoxal… Je me suis battu dix-sept ans pour avoir ma fille. Au moment où je tombe enceinte, je suis en train d’écrire ma série, et j’ai un dilemme : soit je passe les premiers mois avec ma fille, soit je retourne travailler. Et (…) je le dis sincèrement, je ne le referais pas. Si c’était à refaire, je ne l’aurais pas fait : dix jours après mon accouchement, je repars au travail. Je le fais parce que je me dis qu’il faut qu’on puisse continuer à vivre", a expliqué Nawell Madani à Frédéric Lopez.
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Jusqu’ici tout va bien : un tournage en famille mais difficile
Aux casquettes de productrice, scénariste, réalisatrice et actrice venait s’ajouter celle de maman : "C’est l’expérience la plus dure de ma vie. Parce qu’une femme, après une grossesse, elle a besoin de se reposer ! J’étais fragile. Pendant que je tournais, j’avais des remontées de lait ! Je me mettais à pleurer parce que je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. On m’envoyait une photo de ma fille entre deux prises ! Je tirais mon lait, il y avait un livreur qui venait le chercher pour le donner à ma fille. Je me disais : ‘mais, qu’est-ce que tu fous là ? C’est quelle façon de materner, toi qui en as tant rêvé ?’". Ainsi, tout au long du tournage de Jusqu’ici tout va bien, Nawell Madani a été rongée par la "culpabilité" malgré toutes ses précautions prises : "C’était ma maman qui s’occupait de ma fille, c’était l’occasion de la revoir à la maison. Ma soeur, qui était à mes côtés, a tout fait pour que ma fille ne manque de rien, mon autre soeur me maquillait, mon mari co-produisait avec moi, on était en famille. Et en même temps, je mettais à l’image cette famille maghrébine. Je voulais parler de ces femmes fortes qui sont les piliers du foyer. Et j’ai tout donné pendant un an et demi".