Du rire, des larmes, de l’émotion et des confidences. Ce 13 octobre, Frédéric Lopez dévoile sur France 2 un épisode inédit d’ Un dimanche à la campagne. Pour ce nouveau numéro, Anne Sila, Chris Marques et Nawell Madani se sont livrés sur leur enfance, leurs rêves et leurs parcours. Installée dans la grange avec la chanteuse et le jury Danse avec les stars, l’humoriste de 44 ans s’est confiée sur le drame vécu à seulement deux et demi. "C’était un jour où ma mère était là mais il y avait beaucoup d’invités. Je me mets à danser sur la table et je perds l’équilibre, je me rattrape sur la friteuse et elle tombe sur moi. Je me brûle au troisième degré", se souvient-elle.
Infirmière de profession, sa maman de profession réagit rapidement : "Elle a eu le premier geste, elle m’a tout de suite mise dans la salle de bains et elle a vidé tout ce qu’il y avait dans le frigo, les bouteilles de lait pour rafraîchir la peau tout de suite". Suite à l’accident, la vie de la jeune Nawell a radicalement changé. "On ne savait pas jusqu’à quel point j’étais touchée, s’il y avait un risque de perdre la vue, car tout mon visage était brûlé et j’ai perdu une partie de mes cheveux", a-t-elle précisé.
"Je suis passée de tête de fesses à Elephant man"
Cet épisode a non seulement laissé des traces physiques visibles, mais il a également affecté la dynamique familiale. "Ça a chamboulé ma vie et celle de ma famille. Mes parents ont failli divorcer après cet événement et j’ai passé mon enfance en portant des casquettes, des bonnets, et je n’avais pas beaucoup de potes, confie la maman de Lou Ezra (2 ans). Toutes les activités, la piscine… C’était un calvaire, je me disais : ‘Est-ce qu’on va voir ou pas ?’ On se moquait, ils m’appelaient ‘tête de fesse’, on m’appelait ‘Kojak’ et mes sœurs étaient mes gardes du corps. Dès qu’elles me voyaient pleurer, elles allaient à la bagarre". Suite à cet accident, Nawell Madani subit plusieurs opérations : "J’allais aussi à l’école avec une tête un peu déformé. Je suis passée de tête de fesses à Elephant man. C’était dur".
Pour faire face aux moqueries, la jeune fille développe son sens de la répartie : "Dans la cour de récréation, j’ai compris qu’il y avait plein de gens qui avaient des défauts et qu’il fallait juste piquer là où ça faisait mal. Ma mère me disait : ‘Attaque avant qu’on ne t’attaque. Tape la première’". Une épreuve que l’humoriste dit avoir vécu comme une injustice : "Pourquoi moi ? Pourquoi ? Et puis, je ne me trouvais pas belle. Je suis mate de peau, à Bruxelles, la mode était aux blondes à yeux bleus. Moi, j’avais les coudes et les genoux plus foncés que les autres. Je me rappelle que je me frottais les genoux fort avec la pierre à poncer pour que mes genoux soient clairs. Pour moi, j’avais cumulé les tares". Grâce à la danse, Nawell Madani se libère : "J’arrivais dans la cour de récréation et je faisais exprès de m’entraîner pour que les gens me regardent. Et ça y est, j’étais devenue coach. Danse avec les stars, c’était moi, glisse l’actrice avec humour. Je trouve ma place, je me mets à danser, je transmets".