Le quartier de la gare, à Perpignan, a été marqué entre 1995 et 2001 par les disparitions de 4 femmes. Trois d’entre elles ont été retrouvées mortes, mutilées tandis que la quatrième, Tatiana Andujar, n’a jamais été retrouvée. C’est cette enquête, qui a duré plus de 20 ans et qui n’est toujours pas close pour le cas de Tatiana, qui est au cœur de la série Les Disparues de la gare sortie le 8 octobre sur Disney+.
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Pour cette série mêlant réalité et fiction, l’équipe a décidé de ne pas mettre en scène les mises à mort des victimes."Il ne fallait pas édulcorer les faits car ça n’aurait pas été respectueux mais il ne fallait pas non plus se complaire dans les meurtres", nous a expliqué Gaëlle Bellan, la créatrice des Disparues de la gare, lors du Festival de la Fiction de La Rochelle. "Ce n’est pas le point de vue du tueur. On raconte celui des enquêteurs et des proches des victimes", a ajouté le producteur Pierre Laugier. Cette décision a été grandement appréciée chez les comédiens, en particulier du côté d’Hugo Becker qui joue Franck Vidal, le capitaine en charge de l’enquête. "Il y a eu pas mal de séries récentes qui prennent le point de vue du meurtrier et qui le rendent fascinant. Je pense que c’est odieux pour les familles des victimes. De voir des choses comme ça, ça doit rendre fou. Mettre un pied devant l’autre quand on a vécu des drames de cette intensité-là, c’est déjà compliqué, mais quand en plus ce drame est utilisé avec sensationnalisme… La récupération est odieuse. Les Disparues de la gare ce n’est pas du tout ça (…) Il y a eu la volonté d’être sur l’humain et de montrer que certaines personnes ont vraiment fait tout ce qu’elles ont pu dans cette enquête", a ajouté le comédien.
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"Pour une fois, on ne fait pas l’apologie d’un meurtrier, on ne l’idéalise pas. Il n’y a pas cette obsession morbide comme on voit dans les « true crime ». Là, on est face au deuil, à la perte, à la disparition et à ces vies de flics qui sont brisées parce qu’ils veulent absolument aller au bout de cette affaire", nous a confirmé Camille Razat (Emily in Paris). La comédienne, qui incarne Flore Robin, une jeune enquêtrice qui commence sa carrière dans la police au moment de la découverte du premier corps, nous a d’ailleurs expliqué à quel point une partie de la population de Perpignan a eu peur du traitement de cette affaire qui a traumatisé la ville. "C’était compliqué et on comprend évidemment pourquoi. Ils ne savaient pas de quel point de vue on allait se placer. Certains nous ont demandé pourquoi on reparlait de cette affaire et si on n’en avait pas marre de parler du tueur en série. Légalement, on n’avait pas le droit de dire grand-chose sur la série. Mais on leur répondait qu’on n’allait pas faire l’apologie du meurtrier mais qu’on allait donner le point de vue des familles qui cherchent leurs gamines".
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