Profil du parcours
« 40,7 km, ce n’est pas ce que j’appelle un gros chrono. Moi, j’en ai connu à plus de 50 km, qui durent 1h05-1h10. À fond, ça fait long. Aujourd’hui, ça devrait tourner à 45-50 min. Cela dit, l’état de fraîcheur sera important, après trois semaines de course et deux jours seulement après les Pyrénées. Si la majeure partie du parcours est plate, on finit par deux côtes, coup sur coup, avec une descente très technique entre les deux. Les meilleurs vont devoir assurer. »
Fan du chrono
« Parfois, on supprime les contre-la-montre. J’estime que lorsque l’on court le Tour de France, il faut savoir rouler sur les pavés, faire un chrono, faire des bordures (rouler avec un fort vent latéral), bref tous les ingrédients que l’on apprend en école de vélo. Je trouve ça super de proposer un contre-la-montre vers la fin, voire le dernier jour, comme sur le Giro (le Tour d’Italie). C’est comme un défilé où l’on peut admirer, un à un, tous ceux qui en ont bavé pendant trois semaines. »
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Veille de course
« Je ne me couchais pas forcément tôt, vers 23h-23h30. Je voulais juste mes huit heures de sommeil. Le matin, j’allais reconnaître le parcours. Mes contre-la-montre, je les faisais toujours à bloc, donc j’aimais bien savoir où je mettais les roues. La « reco », c’est un réveil musculaire, vraiment gentil, pour évacuer les toxines de la veille et bien mémoriser le parcours, être focus sur les trajectoires, les courbes, voir si la route n’est pas sale, même si, sur le Tour de France, les routes sont normalement en bon état. La préparation mentale ? Ils ont tous un encadrement pour ça. Moi, c’était ma femme qui s’en chargeait : “T’as bien dormi ? C’est bon, appuie sur les pédales !” » (Rires)
Un décor féerique
Le Tour de France, c’est aussi le tour de la France. Aujourd’hui, les coureurs vont sillonner la vallée de la Dordogne, aux paysages aussi verdoyants que la terre est chargée d’histoire. Celle-ci explose à Rocamadour, commune du Lot, arrivée troisième du Village préféré des Français 2016. Accolées à un majestueux rocher surplombant l’Alzou, la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint- Amadour sont, dans les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, au patrimoine mondial de l’Unesco.
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L’Hospitalet, un final de malade
« Après la côte de Magès (1,6 km à 4,7 %, ndlr), on termine par celle de l’Hospitalet. C’est régulier sur 1,5 km, sans replat. Donc tu montes tout de suite dans les pourcentages, avec des passages à 7-8 %. Et ce, quasiment jusqu’à l’arrivée. Si l’écart entre le Maillot jaune et ses poursuivants n’est que de 30 à 45 secondes, il peut perdre gros. Le Tour peut se jouer ici. »
L’avant-dernière étape de cette 109e édition du Tour de France est à suivre samedi 23 juillet à partir de 12h55 sur France 3
Propos recueillis par Frédéric Lohézic