Participer aux Jeux Olympiques de Paris 2024 était "l’apothéose" pour Léon Marchand. À seulement 22 ans, le nageur à remporté quatre médailles d’or faisant de lui une icône du sport français. Une prouesse pour le nageur passé de l’ombre à la lumière. Cette nouvelle notoriété, il la "prend en pleine tronche aujourd’hui". "On ne va pas se mentir, ça arrive d’un coup. J’y avais pensé […] mais là je vais le vivre concrètement", confie-t-il à Franceinfo. Conscient des enjeux de sa médiatisation, il explique : "Je pense que je vais perdre un peu de spontanéité dans ce que je vais faire publiquement. Je vais avoir un groupe qui me suit un peu partout mais franchement ça le fait, c’est ma famille, c’est des proches donc je le vis bien".
Il ajoute : "La natation ce n’est pas un sport valorisé comme le football. Briller à la maison, c’est énorme parce qu’il y a plus de visibilité. Si les enfants s’intéressent de plus en plus à la natation, c’est énorme, c’est mon job aussi". À Eurosport, il admet que l’effervescence autour de lui lors des épreuves a pu être "choquante" pour lui : "Parce que je n’ai jamais vécu ça dans une piscine, tout simplement. Et là, c’étaient des Français qui scandaient mon nom, 15 000 personnes, c’était assez génial". Avant d’ajouter : "Je le vis bien, ça fait beaucoup d’un coup forcément pour mes petites épaules de 22 ans. Je vais réaliser tout doucement, je suis bien entouré donc ça va le faire".
La vie de Léon Marchand aux États-Unis
C’est bien loin des strass et des paillettes que Léon Marchand s’entraîne. Né à Toulouse, le jeune homme s’est installé aux États-Unis où vit son célèbre coach Michael Phelps, "l’homme aux 23 titres olympiques". "En Arizona, je suis un étudiant anonyme, je suis serein, en tongs toute l’année puisqu’il fait toujours beau. Je nage toujours en extérieur", confiait-il à Gala quelques mois avant son arrivée à Paris pour les Jeux Olympiques. Étudiant en informatique, il y côtoie "des gens qui n’ont rien à voir avec [son] sport" : "Ça m’aide à garder les pieds sur terre, à rester lucide surtout en cette année olympique". "Entouré par d’autres grands champions", là-bas "tout est réuni" pour qu’il soit "performant au sein d’un groupe".
Ses quatre médailles d’or aux Jeux Olympiques de Paris étant la réalisation de son rêve américain, il confie à nos confrères : "J’aime ce pays et il n’est pas impossible que je m’y installe après ma carrière". Un choix qu’il explique également à Eurosport : "C’était un avantage pour moi d’être aux Etats-Unis, je peux m’entraîner tranquillement. Il y a beaucoup de champions du monde aux Etats-Unis. J’étais bien là-bas, j’ai essayé de me détacher de tout cet engouement et après c’est monté tout simplement crescendo quand je suis arrivé ici".