Les exemples sont malheureusement bien trop nombreux. Régulièrement, le monde du football est frappé par des affaires de racisme. Sur les terrains, les joueurs doivent faire face à des chants ou des gestes inappropriés venant des tribunes, ou parfois de leurs adversaires. En mai dernier, Vinicius avait été visé lors du match opposant Valence au Real Madrid, avec des insultes scandées par le public. "Ce n’était pas la première fois, ni la deuxième, ni la troisième. Le racisme est normal en Liga (le championnat espagnol). La concurrence pense que c’est normal, la Fédération aussi et les adversaires l’encouragent. Je suis vraiment désolé. Le championnat qui appartenait autrefois à Ronaldinho, Ronaldo, Cristiano et Messi appartient aujourd’hui aux racistes. Une belle nation, qui m’a accueilli et que j’aime, mais qui a accepté d’exporter l’image d’un pays raciste dans le monde. Je suis désolé pour les Espagnols qui ne sont pas d’accord, mais aujourd’hui, au Brésil, l’Espagne est connue comme un pays de racistes", avait lâché le joueur madrilène au lendemain des faits.
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Ce fléau n’épargne pas la France : le lundi 6 novembre, Bernard Casoni a été démis de ses fonctions d’entraîneur d’Orléans, suite à des accusations de propos racistes. "Il utilisera toutes les voies de recours nécessaires pour être rétabli dans ses droits et pour que son honneur soit lavé. Il saisira, notamment, dès aujourd’hui (mardi 7 novembre, ndlr), le conseil de prud’hommes d’Orléans en contestation de cette rupture anticipée", a écrit son avocat dans un communiqué. Le problème du racisme a pourtant au fil des années été minimisé par certains dirigeants du football. Noël Le Graët, ancien président de la FFF, avait balayé d’un revers de main le sujet. "Quand un Black marque un but, tout le stade est debout. Le phénomène raciste dans le sport, et dans le football en particulier, n’existe pas, ou peu", a-t-il notamment lâché lors de son mandat. Ce jeudi 9 novembre, Lilian Thuram était entendu à l’Assemblée Nationale pour évoquer le racisme dans le football. Le champion du monde 98 n’a pas hésité à charger ceux qui affirment qu’un tel phénomène n’existe pas.
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"Si tout en haut de l’échelle le racisme est nié, c’est très compliqué. Moi quand j’entends ces choses là, je vois ça comme du mépris. Vous êtes en train de nier ce que vivent certains personnes. Lorsqu’on parle du président de la FFF dit ça, ce sont des millions de personnes qui sont touchées, violentées. C’est un violence de dire qu’il n’y a pas de racisme. Vous dites que les personnes qui dénoncent le racisme sont des menteurs", a-t-il lâché.