L’actualité est régulièrement marquée par des faits divers impliquant des adolescents. Cela donne-t-il matière aux auteurs de Léo Matteï ?
Jean-Luc Reichmann : Ils se basent effectivement sur notre quotidien, lisent les journaux et regardent la télé pour coller à l’actualité. C’est sans doute ce qui fait le succès de la série (4 millions de téléspectateurs, en moyenne, en 2024, ndlr). Il y a douze ans, lorsque nous avons démarré, ce qui nous touchait, c’était l’enfance et la différence, mais je sentais arriver ce fléau de la violence. J’aurais aimé me tromper. Tout vient de l’éducation, du comportement des adultes par rapport au quotidien des enfants. La violence est partout, elle entre même dans les écoles.
Bénabar, Arthur Jugnot, Natacha Régnier, Enrico Macias… Les personnalités se bousculent encore cette année !
Il y a de plus en plus de personnes connues et reconnues qui se joignent à notre cause. Que ce soit Bénabar, Arthur Jugnot ou Natasha St-Pier, ce sont avant tout des parents qui se disent que l’enfance est en danger et qu’il faut faire de la prévention.
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Léo tombe enfin amoureux (d’une artiste québécoise, jouée par Natasha St-Pier). Pourquoi avoir attendu douze saisons ?
Parce que Matteï a ses priorités. Dans les premières saisons, il voulait retrouver sa fille, et ensuite s’occuper des enfants. L’an dernier, il a retrouvé sa maman (jouée par Brigitte Fossey), qui lui fait comprendre qu’il faut savoir vivre, penser à soi avant de penser aux autres.
"Nathalie Lecoultre est la coloriste de ma vie"
Cette série, c’est votre bébé avec Nathalie Lecoultre, votre compagne, qui réalise les épisodes. Bosser ensemble renforce-t-il votre couple ?
Nathalie, c’est mon complément d’objet direct : je n’ai pas sa finesse féminine, puisque je suis un homme. Elle a cette élégance, ce regard sur moi teinté de bienveillance, et elle est professionnelle jusqu’au bout des ongles. Elle voit tout, même le moindre détail, fait les repérages, s’occupe des décors et des costumes. Elle est la coloriste de ma vie.
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Jean-Luc Reichmann : "Je ne ferai pas l’année de trop"
L’émission Les 12 Coups de midi fête ses 15 ans, et vous, vos 30 ans en tant qu’animateur ( Jean-Luc Reichmann a débuté en 1995, en présentant Les Z’Amours). Quel est le secret de la longévité ?
J’ai toujours tout dit aux téléspectateurs, je ne leur ai jamais rien caché. Ils savent que j’ai une famille recomposée, une soeur différente et une tache sur le nez ! La longévité doit tenir à la sincérité et à la proximité, d’autant que je suis présent à l’antenne 365 jours par an !
Gardez-vous un contact avec les anciens candidats, comme Émilien, qui a passé dix-huit mois dans votre jeu ?
Oui, je fais partie du groupe WhatsApp des anciens maîtres du jeu. On se voit et on s’appelle. Dans toutes mes activités, j’aime constituer des familles.
À 64 ans, aucune envie de prendre votre retraite ?
Je n’ai aucune raison d’arrêter dans les trente années qui viennent, d’autant que j’ai la chance d’être en bonne santé et d’avoir la confiance de la chaîne. Mais je ne finirai pas vieux con à la télé en train de me regarder, je ne ferai pas l’année de trop. Si je sens, à un moment, que ça va moins bien ou que les téléspectateurs me suivent moins, j’aurai l’élégance de me retirer.
Léo Matteï, Brigade des mineurs, jeudi 24 avril à 21h10 sur TF1