On est ici dans un registre bien éloigné de celui d’Hibernatus…
Ingrid Chauvin : En effet, je joue une proviseure, confrontée à une histoire de harcèlement scolaire. Il est aussi question d’une femme ayant un grand désir de maternité. Cela fait évidemment écho à mon propre parcours, mais j’ai cheminé depuis (après la disparition de sa petite Jade, en 2014, elle a donné naissance à Tom, deux ans plus tard, ndlr). L’âge fait aussi que j’ai abandonné l’idée d’adopter un enfant. Le fait d’avoir cheminé allège un petit peu le propos et m’a permis d’interpréter plus librement.
Alors, ces retrouvailles avec Jean-Luc Reichmann ?
Depuis la pièce, on s’envoyait toujours des petits messages, même si on se croisait peu. Grâce à ce tournage, j’ai pu aussi revoir sa femme (Nathalie Lecoultre), que j’ai connue il y a longtemps, comme costumière. Ç’a été vraiment très plaisant de la découvrir, cette fois, en tant que réalisatrice.
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Ce tournage ne vous a pas éloignée de votre sud d’adoption…
En effet, j’essaie toujours de privilégier les projets qui ne sont pas trop loin de chez moi (Sète). J’évite le plus possible de me séparer de mon fils. Ça reste une priorité pour moi, à son âge.
Vous auriez pu croiser Alexandre Brasseur (Demain nous appartient), présent dans les prochains épisodes de cette saison 11…
Le plus hallucinant, c’est que mon personnage s’appelle Paula Brasseur. Je leur ai dit qu’ils étaient gonflés d’avoir fait ça. Mais ils m’ont juré que le nom avait été choisi à l’écriture, bien avant qu’on pense à moi pour le rôle. C’est donc un clin d’œil, apparemment involontaire. J’ai trouvé ça très drôle.
Dans DNA, Chloé, que vous incarnez, s’oriente-t-elle sérieusement vers le métier d’infirmière ?
Oui, et je vous avoue qu’il y a deux ans et demi, on m’avait déjà proposé cette idée. Mais, vis-à-vis de mon parcours personnel, je ne me sentais pas encore prête à évoluer dans l’univers de l’hôpital. Aujourd’hui, je le prends d’une façon extrêmement positive. Ça a du sens. Et puis, cela correspond tellement à la personnalité de Chloé, toujours dans l’empathie et la bienveillance.
Avez-vous des nouvelles de Clément Rémiens, qui jouait votre fils, Maxime Delcourt ?
Pas énormément, mais de temps à autre il nous envoie des petites photos. Sur les dernières, il ressemble un peu à Robinson Crusoé (rires). Je ne sais pas s’il reviendra ou pas. A un moment, il a eu un fort désir de retrouver la vraie vie, entre guillemets. Cette ascension fulgurante a été compliquée à gérer pour lui. Ce n’est pas évident de se retrouver comme ça, sous les projecteurs, quand on est jeune. En tout cas, lorsqu’on se fait des petits « coucou », je le sens très épanoui et heureux. C’est l’essentiel. Il fait son chemin et a toute la vie devant lui.
Léo Mattéï, brigade des mineurs, jeudi 22 février à 21h10