Le Signal 149 kHz (Novo19) – Que nous réserve l’adaptation en série du best-seller de Maxime Chattam ?

Publié le 29 janvier 2026 à 9:02
Capture écran Youtube @Gaumont
C’est la première fois qu’un roman de Maxime Chattam est adapté à la télé ! Tournée sur l’île de Groix, en Bretagne, cette série, mi-polar mi-fantastique, joue avec nos peurs. Et jette une pointe de Stranger Things dans son ADN.  

"Je descendais chez moi au sous-sol de ma maison sans avoir allumé, genre “Je suis un grand garçon, je n’ai pas peur du noir”, et tout à coup, je me suis imaginé que le Néon crépitait, s’éteignait un quart de seconde et se rallumait. En face, à deux mètres de moi, un inconnu me dévisageait…"

C’est comme ça, avec un peu d’imagination, que l’écrivain Maxime Chattam a eu l’idée du Signal, le polar fantastique publié en 2018, et qui a servi de base à la toute première série adaptée de l’un de ses livres, baptisé Le Signal 149 kHz. Si, dans le roman, l’intrigue se déroulait aux États-Unis, pour la télévision, celle-ci a été transposée en France. Plus précisément en Bretagne, sur une île imaginaire nommée Kernolé. De nos jours, une famille de Parisiens y débarque pour s’y installer durablement. Il y a Paul Dormeuil, interprété par Grégory Montel. Il est médecin et reprend le poste vacant d’un vieux toubib qui part à la retraite. Il y a sa femme, Olivia, incarnée par Clothilde Hesme. Elle était une star de la radio, présentant la tranche du matin, la plus écoutée. Enceinte, elle a décidé de prendre ses distances avec la frénésie de Paris et de son métier. 

Et il y a Camille, jouée par Sarah Pachoud, leur fille. Une ado très geek, qui se promène partout sur l’île avec un babyphone trafiqué pour capter des ondes électromagnétiques, une fréquence en particulier qui l’intéresse : celle de 149 kHz. Elle l’a baptisée : l’onde chelou. Ce trio vient s’installer dans une maison, pas n’importe laquelle, une sorte de petit manoir. Avec, évidemment, un sous-sol. Comme dans la maison de l’écrivain, celle où il descendait au sous-sol sans allumer la lumière. Dès le premier épisode, babyphone à la main, Camille capte des signaux étranges. Et ceux-ci coïncident avec des morts brutales dans la région… 

LE VISIBLE ET L’INVISIBLE… 

Une vieille femme renversée et tuée par un camion, un ouvrier qui se mutile le visage et se suicide avec une meuleuse, un pêcheur qui se jette à l’eau depuis son chalutier… Que se passe-t-il sur Kernolé ? Et pourquoi ces morts surviennent-elles alors que la famille Dormeuil s’y est tout juste installée ? Et ce signal calé sur 149 kHz, que signifie-t-il ? Est-ce qu’il indique la présence d’entités maléfiques ou de fantômes du passé coincés entre deux mondes, le visible et l’invisible ? 

Tournée sur l’île de Groix et les alentours, ainsi qu’à Cherbourg, la série se déploie sur six épisodes et installe avec habileté une atmosphère étrange, entre Stranger Things et Les Goonies. À la réalisation, Slimane-Baptiste Berhoun et Karim Ouaret jouent avec la nature, transformant notamment un champ de blé en champ de bataille, avec quelques effets spéciaux bien dosés et bien amenés. Ah ! Un conseil précieux pour les téléspectateurs : si vous descendez chez vous, au sous-sol, après avoir regardé Le Signal 149 kHz, gardez une lampe-torche à portée de main ! 

Le Signal 149 kHz, jeudi 29 janvier à 21h10 sur Novo 19

Par
Frédérick Rapilly