Une série de l’envergure d’Anaon, c’est assez rare en France ! C’était excitant de recevoir une telle proposition ?
Guillaume Labbé. Le plus excitant dans le projet, honnêtement, c’était David Hourrègue, le réalisateur. Quand j’ai dit oui à Rivages juste avant, c’était vraiment pour le rencontrer. Je venais de déménager à Bordeaux et c’était un moment où je n’avais pas une grande envie de tourner. Après cette expérience, j’étais heureux à l’idée de retravailler avec lui. On s’attend davantage à ce que Prime Video fasse une telle série, mais j’ai été hyper surpris de la part de France Télévisions. C’est génial de défendre ça !
"Je me suis demandé s’il y avait le budget pour que ce soit bien fait"
Le fantastique est aussi un pari risqué. Aviez-vous, malgré tout, une appréhension sur le rendu final ?
Comme c’est une production française, je m’attendais à ce que le Bugul-noz (créature légendaire bretonne, ndlr) ne soit jamais montré. Même si j’étais heureux quand j’ai compris qu’on allait bien voir le monstre, je me suis demandé comment ils allaient s’y prendre, et s’il y avait le budget pour que ce soit bien fait. Finalement, quand j’ai vu le résultat aux essais caméra, je me suis que 50% du projet était déjà réussi.
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Vous incarnez Maximilien Sendac, major de la gendarmerie. Jusqu’ici, on vous avait très peu vu dans la peau d’un ‘flic". Etait-ce volontaire ?
Le seul autre que j’ai joué, c’était dans Parallèle. J’ai l’impression que dans de nombreuses séries policières, le comédien, doit juste faire passer des informations au spectateur pour faire avancer l’intrigue. Et si ce n’est pas bien écrit, ça se sent. Dans Anaon, ce n’est pas l’enquête qui est le coeur de la série, mais le deuil et la relation père-fille.
Guillaume Labbé évoque sa collaboration avec Capucine Malarre
C’est la première fois qu’on vous voit en père d’une adolescente. Etait-ce compliqué de vous projeter avec une si grande jeune fille ?
Effectivement, quand vous me posez la question, je me dis que ça aurait dû me faire quelque chose. Mais quand j’ai rencontré Capucine Malarre, qui joue ma fille Wendy, le lien s’est fait tout de suite, de manière incroyablement naturelle. Je ne sais pas, elle, ce qu’elle s’est dit. Mais moi, j’ai immédiatement eu cette relation de père avec elle.