Le Diplôme (TF1) – Bernard Campan : « J’ai mal vécu l’école, ça m’a comme marqué au fer rouge »

Publié le 19 janvier 2026 à 9:12
PHILIPPELEROUX/HABANITA/FEDERATI
TF1 dégaine ce soir la série Le Diplôme. Aux côtés de Clémentine Célarié, Guillaume Labbé ou encore Camille Lellouche, l’ex-Inconnu Bernard Campan, incarne ici le doyen des bacheliers adultes.   

Selon Fanny Riedberger, créatrice de la série, le bac est vital pour tous les personnages. En quoi est-il vital pour Sam, que vous incarnez ? 

Bernard Campan : Il veut tenter d’attirer l’attention, voire l’amour, de son vieux père. Sam a très exactement mon âge, à savoir 67 ans. Sans enfant et veuf, c’est un homme seul. Si bien qu’il s’est coupé de tout et est devenu une sorte de misanthrope. Finalement, en venant cracher son venin sur la société et sur son entourage, il va, à travers cette quête du diplôme, s’humaniser et découvrir l’amitié et l’amour, au sens large. 

Le sens du collectif est au coeur de la fiction. Ces six bacheliers sont six solitudes qui finissent par se rassembler… 

C’est exactement ce que l’on se disait sur le tournage. Au départ, chaque personnage a sa trajectoire et trimballe sa solitude avec lui. La série montre justement que c’est possible d’émerger de ces carcans de solitude pour arriver à s’ouvrir au reste du monde et que, grâce aux autres, on peut aller vers un mieux. Au-delà du diplôme, le plus important, c’est l’amitié et l’amour qu’ils ont les uns pour les autres. On a tourné dans une relative chronologie. Les liens qui se sont tissés entre nous, interprètes, ont également servi à la trajectoire de nos personnages. 

Le Diplôme est un savant mélange de drame et de comédie. Est-ce plaisant à jouer pour un acteur ? 

C’est ce qu’on préfère ! Michel Bouquet disait à ses élèves : « Cherchez le tragique dans la comédie et cherchez la comédie dans le tragique. » Dans le drame, il faut toujours qu’il y ait cette petite note d’humour. Et quand c’est drôle, si le fond est grave, c’est beaucoup mieux. Car l’humour, c’est la politesse du désespoir. Avoir les deux, c’est formidable, car la vie est une farce tragique. 

À l’instar de votre personnage, seriez-vous capable de retourner sur les bancs de l’école pour passer votre bac ? 

Avoir mon bac, je ne sais pas, mais le repasser, bien sûr que j’en serais capable. Je n’aurais pas le temps, malheureusement. Mais ça m’intéresserait beaucoup de retravailler l’Histoire et la littérature. En revanche, si je pouvais faire l’impasse sur les maths, ça m’arrangerait énormément ! 

Quels souvenirs gardez-vous de vos années d’école ? 

Je viens d’une famille de profs, mon père et ma mère l’étaient tous les deux. Je suis quasiment le seul à ne pas avoir suivi cette voie. Ce qui n’a pas empêché mes parents de me soutenir quand même pour le théâtre, je tiens à le préciser, car ça m’a beaucoup aidé. Mais j’ai mal vécu l’école, parce que j’ai redoublé ma quatrième et que ça m’a comme marqué au fer rouge du C de cancre. J’ai longtemps traîné un manque de confiance qui a découlé de cette période-là, où je me suis senti incompris et complètement nul. Je me suis vécu adulte comme j’ai vécu ma scolarité, comme un fardeau. Mais en terminale, j’ai quand même eu mon bac, tout allait bien ! 

Le Diplôme, lundi 19 janvier à 21h10 sur TF1 

Par
Camille Sanson