Décrocher le rôle principale d’une série française de cette envergure, ce n’est pas rien pour une jeune actrice !
Capucine Malarre. Quand j’ai su que j’allais jouer Wendy, j’ai tout de suite réalisé que c’était une chance énorme, et qu’il fallait que je profite un maximum de cette expérience. Forcément, avec cette excitation vient aussi un stress, car un tel rôle implique une grande responsabilité. C’est pourquoi je voulais faire honneur à ce qui avait été écrit, ainsi qu’à tout son univers univers et aux gens qui avaient pris soin de me mettre en scène.
Capucine Malarre : "C’était important de m’inventer ce que mon personnage avait perdu"
Wendy tente de reprendre le cours de sa vie, un mois après la mort de sa maman. Comment avez-vous abordé le deuil ?
Le cheminement était déjà très bien écrit, le fantastique étant une métaphore du deuil dans la série. Ensuite, je me suis renseignée sur ce sujet, sur ce qui pouvait être intéressant de retranscrire à l’écran. Je l’ai aussi abordé avec beaucoup d’amour. C’est pourquoi c’était important pour moi de créer une relation avec cette mère qui n’est plus là, de m’inventer ce que mon personnage avait perdu.
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En parallèle, la relation avec son père est comme grippée depuis ce drame. Peut-on dire que Wendy est seule avec sa peine ?
Oui, j’ai abordé cette partie avec un sentiment de solitude. Non seulement Wendy affronte de dures épreuves, mais le plus dur, c’est qu’elle le fait seule. Surtout, elle se sent la raison de tous les soucis qui lui arrivent. Mais c’est aussi ce qui va faire sa force, car c’est ce qui va lui permettre de se questionner, et d’aller chercher la source de tout ça.
L’émotion au coeur d’Anaon
Guillaume Labbé, qui joue votre père, a confié qu’il avait tout de suite ressenti une connexion avec vous. Etait-ce réciproque ?
Complètement ! J’ai senti un lien très particulier entre nous, dès la première lecture, sans forcément en savoir beaucoup sur l’autre. Humainement, Guillaume est quelqu’un de bienveillant, drôle et chaleureux. Ça m’a tout de suite rassuré, car on débutait le tournage avec des scènes d’émotion très fortes.
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L’un des enjeux de David Hourrègue, le réalisateur, est de procurer de l’émotion aux téléspectateurs…
Dès les premiers jours, j’ai vu qu’on allait y aller. Si on voulait raconter l’émotion, on allait la raconter vraiment, en allant notamment chercher des choses différentes. C’est ce que j’adore jouer, et ce que David adore faire vivre.