Elsa Lunghini (Les randonneuses) : « C’était touchant de jouer avec Clémentine Célarié, qui sort d’un cancer »

Publié le 29 mai 2023 à 13:27
C. G. JERUSALMI / HABANITA FEDERATION ENTERTAINMENT / TF1
La comédienne incarne une femme atteinte d’un cancer qui lui a été fatal... Un rôle qui l’a profondément marquée. Entretien.

Qu’est-ce qui vous a séduite dans le personnage d’Ève ? 

Elsa Lunghini : Son courage, sa joie de vivre et sa positivité. Malgré sa maladie, c’est la bonne copine qui est là pour remonter le moral des unes et des autres et qui oublie ses souffrances. Ce rôle est très séduisant car il me permet de jouer des scènes très fortes et très marquantes. Sans spoiler, Ève passe par des hauts et des bas et c’est toujours compliqué d’interpréter ce genre de rôle. 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour incarner votre personnage ?

Je ne suis pas là longtemps et je dois faire passer des choses en un minimum de temps. Quand je suis à l’écran, je dois décrire sa souffrance et rendre visible ce qu’elle peut ressentir et traverser. En tant que comédienne, c’est un défi, et en tant que femme, ce n’est pas facile d’être confrontée à ce genre de démon. Voir les stigmates de la maladie amène aussi quelque chose de compliqué par rapport à soi… 

Ce rôle vous a donc troublée… 

Le cancer nous touche tous de plus ou moins près. Sur le tournage, nous rigolions entre nous avec une vraie joie de vivre, ce qui pouvait aussi être une façon d’exorciser nos propres angoisses en rendant le sujet plus léger. Je suppose que les gens qui souffrent d’un cancer passent aussi par plein de phases différentes, car ils ont besoin de sentir qu’ils sont vivants et essaient de faire bonne figure devant leur entourage. C’était aussi touchant de jouer avec Clémentine Célarié, qui sort de cette maladie et qui était là avec toute sa force, son énergie et son courage. 

Comment vos partenaires de jeu, Clémentine Célarié, Alix Poisson, Camille Chamoux, Joséphine de Meaux, Tiphaine Daviot et Claire Borotra vous ont-elles accueillie ? 

Je connaissais Clémentine mais pas du tout les autres. Quand je suis arrivée, elles ont organisé un pot pour que nous fassions connaissance. C’était chouette de rencontrer ces femmes qui sont toutes différentes mais très généreuses, hyper « nature », ouvertes et sans ego mal placé. Je n’ai tourné qu’une dizaine de jours, mais je serais bien restée plus longtemps. J’étais un peu frustrée de les quitter. 

Dans un tout autre registre, vous incarnez Clotilde Armand dans la série quotidienne Ici tout commence, sur TF1. Comment votre personnage va-t-il évoluer ? 

Nous tournons avec deux mois d’avance et sommes en train de démarrer les épisodes de cet été, donc j’ai du mal à me situer. Une chose est sûre, même si je suis là depuis presque trois ans, je m’amuse beaucoup à jouer cette cheffe. De nouveaux personnages vont arriver et cela apporte un peu de renouveau et de fraîcheur. 

Que pense votre tante, Marlène Jobert, de votre carrière ? 

Nous nous parlons beaucoup et elle suit ce que je fais. Elle est très enthousiaste. J’aime avoir son avis car c’est une grande comédienne et j’ai un profond respect pour elle. Mon parcours a l’air de lui plaire et j’en suis très heureuse. Elle aime beaucoup Ici tout commence. Elle a d’abord regardé la série parce que je jouais dedans, mais finalement, elle s’est laissée conquérir et continue de la suivre ! 

Les randonneuses, lundi 29 mai à 21h10 sur TF1

INTERVIEW NICOLAS PALITA 

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