« Trop de saloperies dans le pif » : Vincent Lagaf’ raconte la fois où la drogue lui a fait « péter les plombs »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:24
MPP/Starface
Lors d'un évènement organisé il y a de nombreuses années par la maison de disque Flarenasch au Bataclan , Vincent Lagaf' a totalement perdu le contrôle après avoir consommé trop de substances illicites.

Les fans du Bigdil et de Vincent Lagaf’ ont rendez-vous le 2 janvier sur RMC Story. Diffusé entre 1998 et 2004 sur TF1, le jeu culte va faire son grand retour, dans sa formule originale. Ce point de production était un élément clé pour Vincent Lagaf’, qui avait posé cette condition pour accepter de faire son retour.

"Je n’ai jamais couru après Le Bigdil. On m’a proposé de le refaire trois fois et j’ai toujours refusé. Le premier n’avait pas les fonds, le deuxième voulait juste faire un coup, et le troisième était un mytho. La quatrième fois, j’ai accepté parce qu’on me donnait les moyens et la possibilité de l’enregistrer comme j’avais envie", nous explique-t-il.

Vincent Lagaf’ : cette soirée où la drogue lui a fait "péter les plombs"

Dans l’émission Legend, disponible sur Youtube, l’animateur aujourd’hui âgé de 65 ans s’est confié sur les moments forts de sa vie personnelle, mais aussi de sa carrière. Lors de cet entretien, il est notamment revenu sur le soir où il a totalement perdu le contrôle après avoir consommé des substances illicites. Ce "pétage de plomb" s’est déroulé au Bataclan, lors d’une soirée organisée par la maison de disque Flarenasch. "Ce n’est pas la chose dont je suis le plus fier. À l’époque, je suis vraiment l’animateur bas de gamme. Et là je fais ‘Bo le lavabo’ (titre sorti en 1990). Je reste 17 semaines premier au Top 50 devant Patrick Bruel, Phil Collins, Madonna… Flarenasch, qui édite le disque, fait une soirée avec tous les chanteurs", commence-t-il.

Vincent Lagaf’ se rend à cet évènement, mais n’est pas dans les meilleures conditions. "Je sors de scène. Je suis fatigué. J’ai trop fumé le pétard. J’ai pas du tout envie d’être là parce que je sais que je suis le vilain petit canard", raconte-t-il. Lors la soirée, il interprète "Bo le lavabo" mais "personne ne l’écoute". Vincent Lagaf’ ne va pas se démonter et va tout de même continuer sa performance. "Je finis par capter l’attention. La salle se met alors à scander ‘Une autre ! Une autre !’. J’en démarre une autre, et je sens une ombre qui arrive. Un grand rouquin me pousse et dit : ‘Il n’a pas compris, on lui a dit une seule’. Là, j’ai un moment d’absence, on me l’a raconté. Je pète les plombs. J’attrape le mec, le couche par terre et je lui dis ‘Mais qu’est-ce que tu as fait là ?’", raconte l’animateur.

Vincent Lagaf’ va alors totalement vriller, en cassant un maximum de choses dans tous les étages du Bataclan. "J’éclate la gueule du mec et je monte dans les coulisses. Tout ce que je prenais à la main devenait une arme. J’étais barge. Trop de saloperies dans le nez, j’avais fumé… Quand je vois que je ne peux pas aller plus haut, je m’écroule et je fonds en larmes. La pression redescend (…) La drogue n’a pas que des bons côtés. Ça a été un déclic, j’ai tout arrêté (…) Parfois, pour t’aider alors que tu te sens tout seul dans ce milieu, tu tapes un peu dans l’alcool, un peu dans le pétard, un peu dans la cocaïne… Ce n’est pas bon tout ça. Moi ça m’a détruit, ça m’a abîmé. J’ai eu la chance d’avoir mon entourage qui m’a permis d’arrêter tout ça", confie l’animateur.

Par
Aurélien Gaucher