« Un portefeuille ambulant, j’étais con » : Vincent Lagaf’ cash sur son « pétage de plomb » financier à l’époque du Bigdil

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:24
ABACA PRESSE/RMC DECOUVERTE
Invité de "Legend" sur Youtube, Vincent Lagaf' a évoqué sans détour ses folies financières durant la période où le Bigdil était diffusé sur TF1.

Le 2 janvier prochain, Le Bigdil sera de retour sur RMC Story. Comme lors de sa diffusion entre 1998 et 2004 sur TF1, le jeu sera animé par Vincent Lagaf’. Les téléspectateurs pourront également retrouver l’incontournable Bill, l’extraterrestre bleu et personnage virtuel du programme, dont la voix sera toujours celle de Gilles Vautier.

Pour Vincent Lagaf’, ce retour du jeu culte ne pouvait se faire qu’à une seule condition : que la formule originale soit réutilisée. "Je n’ai jamais couru après Le Bigdil. On m’a proposé de le refaire trois fois et j’ai toujours refusé. Le premier n’avait pas les fonds, le deuxième voulait juste faire un coup, et le troisième était un mytho. La quatrième fois, j’ai accepté parce qu’on me donnait les moyens et la possibilité de l’enregistrer comme j’avais envie. C’est Antoine Henriquet de Ah ! Production qui m’a téléphoné et m’a annoncé qu’il avait la possibilité de reprendre les droits du Bigdil. J’ai appelé son associé, Arthur, qui m’a dit que je pouvais y aller les yeux fermés. J’ai dit : banco, on le fait !", nous explique-t-il.

Vincent Lagaf’ : "Chez TF1, j’envoyais chier les gens"

Ce jeudi 25 décembre, l’animateur était invité de l’émission Legend, diffusée sur Youtube. Face à Guillaume Pley,  Vincent Lagaf‘ a évoqué différents aspects de sa vie personnelle, mais aussi de sa carrière. Lors de la diffusion du jeu sur TF1, il était une véritable star et un des hommes forts de la chaîne. Une situation qui n’a pas été sans conséquence sur son attitude et son état d’esprit. "Chez TF1, je me suis permis des choses que je ne pourrais pas permettre aujourd’hui. J’envoyais chier les gens, et encore je suis poli là. Je raccrochais au nez de directeurs d’antenne en leur disant ‘tu me casses les cou**les’. Quand tu rapportes pas loin de 40% du chiffre d’affaire d’une chaîne en pub, on ne va pas se passer de toi. T’es intouchable. Tu sais que quand ça va s’arrêter, tu vas le payer cher. Mais tu profites. Quand ça s’arrête, tu ne te plains pas par contre", explique-t-il.

Cet état d’esprit s’est également traduit de manière financière pour l’animateur, qui n’a pas hésité à dépenser des fortunes sur des coups de tête.

Vincent Lagaf’ sans filtre sur ses folies financières : "Un portefeuille ambulant, j’étais con"

Avec son statut de véritable star, Vincent Lagaf’ pensait pouvoir tout se permettre, mais aussi tout s’offrir quand il le voulait. "Je suis devenu une tête de con financièrement. Quand tu ne gagnes pas une thune pendant 30 ans, et que d’un coup tu gagnes au Loto tous les jours… À un moment tu rentres chez Jaguar et tu dis : ‘Je voudrais celle-ci’. On te dit qu’il y a six mois de délai. Je dis : ‘Non, t’as pas compris. Je la veux, je t’attends’. On me dit qu’on ne peut pas. Je dis alors : ‘Bon alors je vais prendre celle-là, celle-là et celle-là. Tiens je te fais le chèque", se rappelle-t-il.

En se remémorant cette époque, Vincent Lagaf’ ressent un sentiment de déconnexion. "J’ai toujours un peu honte de raconter ces trucs là. Ce n’est plus moi aujourd’hui. Je n’étais pas capable d’attendre. Quand tu t’appelles Lagaf, d’un coup on t’ouvre la porte. On déplace un rendez-vous pour te recevoir, t’as l’impression d’être important. Mais non, t’es un porte-feuille ambulant et t’es très con parce que tu crois que c’est pour toi. J’ai pété les plombs", ajoute-t-il.

Par
Aurélien Gaucher