Comédien incontournable en France, François Berléand a été marqué par une enfance bien loin d’être un long fleuve tranquille. A 11 ans, il a été ainsi traumatisé par une mauvaise blague de son père lors d’un dîner avec des amis de sa famille. "Je préférais m’évader dans mes pensées plutôt qu’écouter les discussions des adultes. Puis mon père m’interpelle : « Hé oh, c’est à toi que je parle ! De toute façon, toi, t’es le fils de l’homme invisible ». Et c’est là que mes problèmes de mythomanie, schizophrénie ont commencé", raconte-il ainsi dans La Tribune Dimanche.
François Berléand schizophrène et mythomane
Sans filtre, le comédien vu dans les séries Le Remplaçant ou encore Sam explique à quel point la simple remarque de son père l’a profondément bouleversé. "C’est arrivé alors que j’étais en plein échec scolaire. Gaucher contrarié, dyslexique, dysorthographique, dyscalculique… Je ne pouvais pas être « normal ». Je m’inventais des histoires pour ne pas aller bien et j’ai longtemps pensé être trisomique. C’est peut-être aussi pour ça qu’on dit que les comédiens ont une case en moins ou en trop", explique ainsi celui qui avoue pouvoir "partir loin dans le délire". Il révèle ainsi qu’il s’imagine être appelé en tant que pape laïque à chaque mort d’un pape ou encore qu’il a parfois envie de devenir président de la République pour "envahir l’Europe et le monde, sans tuer personne, juste pour que tout le monde parle français", car il est très mauvais en langues étrangères.
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C’est après une analyse que François Berléand a compris une chose importante sur la remarque de son père. "J’ai compris que l’homme invisible ne parlait que de lui. Il a aussi passé toute sa vie à vouloir se faire aimer par ses beaux-parents qui ne lui ont jamais accordé d’attention", détaille-t-il en précisant les raisons de ce désamour. "Il était juif, ne travaillait pas beaucoup et était un vrai coureur de jupons. Ma famille maternelle, elle, catholique, était beaucoup plus structurée". "Ma mère, c’est l’amour de ma vie", poursuit-il en rendant un bel hommage à celle qui est morte il y a 47 ans. "Une femme brillantissime, cheffe d’entreprise, travailleuse et qui nous a donné à mon frère et à moi, tout l’amour possible et imaginable. Elle est décédée d’une tumeur au cerveau lorsque j’avais 26 ans".
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