Écarté de l’antenne en 2016 après 28 ans de règne, le présentateur emblématique a su diversifier ses revenus.
800 euros par émission mais un rythme d’enregistrement effréné
Interrogé sur ses anciens revenus dans Questions pour un champion, Julien Lepers révèle toucher "800 euros par émission". Mais le rythme de production multipliait rapidement ces gains. "Il y avait 6 émissions par jour", précise-t-il, soit "24 émissions en 4 jours". Le calcul est vite fait : près de 5 000 euros par journée de tournage. "On enregistrait 24 émissions… après on les diffusait 15 jours après, trois semaines. Après on réenregistrait."
L’animateur tempère aussitôt ces chiffres impressionnants. "Tu divises par 2 tout ce que tu gagnes et tu donnes aux impôts", rappelle-t-il avec lucidité. À l’époque, "ils ont tourné à 50 % d’impôts", soulignant l’écart considérable entre brut et net.
Une rente musicale de près de 10 000 euros mensuels
Ce que beaucoup ignorent : Julien Lepers est aussi compositeur. Il a écrit pour Herbert Léonard le tube Pour le plaisir en 1981 et Amoureux fous avec Julie Pietri. Ces chansons continuent de tourner et lui assurent des droits d’auteur confortables.
Questionné sur ces royalties, il détaille son organisation : "Je lui demande de me donner dans les 6 000 – 7 000 euros par mois. Je me débrouille. Et le reste c’est pour payer les impôts." Jordan De Luxe suggère un montant global proche de 10 000 euros mensuels. L’animateur nuance : "Légèrement moins que ça quand même. Mais ça dépend des moments…"
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Il explique que le décès d’Herbert Léonard a fait grimper temporairement ces revenus : "À la mort d’Herbert – et Dieu sait que ça me fait mal, je pense à sa femme Cléo et à sa fille – mais à cause de sa mort et lors de son enterrement, les radios ont beaucoup passé les chansons donc ça fait des droits d’auteur… Il y en a eu beaucoup plus l’année de sa disparition."
Un patrimoine immobilier mais une situation "fragile"
Julien Lepers confirme avoir bâti un solide patrimoine : "Oui, j’ai pas mal de biens immobiliers" et "Je me débrouille très bien." Mais il reste lucide sur sa situation. "C’est fragile, tout ça, très fragile", insiste-t-il. "Tu penses pas à ce que tu gagnes, tu penses à ce que tu vas en faire."
Malgré son éviction brutale de France 3 en 2016, l’animateur refuse de s’apitoyer. "Je me suis jamais plaint", affirme-t-il, avant de rappeler : "Il y a plein de trucs à payer."