C’est le combat de sa vie. Atteinte d’endométriose (une maladie qui, pour rappel, touche 1 femme sur 10), Énora Malagré n’hésite jamais à prendre la parole lorsqu’il faut rappeler que le combat contre cette maladie n’est pas si simple. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’endométriose, célébrée le 28 mars dernier, la célèbre journaliste s’est entretenue avec le célèbre médecin Gérald Kierzek, pour Doctissimo. Une interview au cours de laquelle l’ancienne chroniqueuse de Touche pas à mon poste a notamment partagé son coup de gueule contre "l’errance" du corps médical qui, selon elle, lui a empêché d’avoir des enfants.
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Comme l’a ainsi rappelé Enora Malagré lors de cet entretien, ce n’est qu’à l’âge de 30 ans qu’elle a commencé à sentir les effets de l’endométriose dans son corps. Ces symptômes (douleurs, règles irrégulières et abondantes etc…) seraient d’ailleurs apparus après un premier "arrêt volontaire de grossesse" (elle refuse de dire "fausse couche", ndlr). Mais après de nombreux examens, et après avoir consulté différents professionnels de santé, aucune anomalie n’avait alors été retrouvée. Les médecins lui avaient alors prescrit des antalgiques et l’ont même culpabilisée d’avoir interrompu sa grossesse lorsqu’elle était plus jeune. Des solutions et remarques qui, en définitive, n’étaient absolument pas adaptées. Ce n’est que grâce à l’intervention de sa mère, également atteinte d’endométriose, qu’elle a enfin pu avoir une idée de ce qui lui arrivait – car, comme elle l’a souligné ensuite, lors des faits, aucun lien d’hérédité n’avait été trouvé pour endométriose.
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"Et le diagnostic est tombé", a poursuivi Enora Malagré. Mais malheureusement, lorsque le bon diagnostic lui a été partagé par un professionnel de santé compétent, "le train [était déjà] passé" pour elle. Elle ne pouvait alors plus avoir d’enfant… Un fait que l’intéressée a eu du mal à encaisser, évoquant ainsi le fait d’avoir été non seulement "mal informée" mais également "mal accompagnée". "Dans cette errance, j’y ai perdu probablement la capacité d’avoir un enfant", a-t-elle ensuite expliqué. Avant d’ajouter : "Je suis très malheureuse et un peu en colère".