« Encore même récemment… » : Enora Malagré submergée par l’émotion en évoquant ses fausses couches dans Le mag de la santé (VIDEO)

Publié le 19 janvier 2024 à 10:44
La chroniqueuse qui souffre d'endométriose a de nouveau été victime d'une fausse couche et a livré un témoignage bouleversant ce vendredi 19 janvier.

Ce vendredi 19 janvier 2023 dans Le mag de la santé sur France 5, Enora Malagré vantait les mérites dans sa chronique de l’association Agapa joignable au 01 40 45 06 36, qui accueille, écoute et soutient des personnes confrontées à un deuil périnatal ou une interruption de grossesse, quelle qu’en soit la raison : arrêt naturel de grossesse (fausse couche), mort fœtale in utero, grossesse extra-utérine, interruption médicale de grossesse, IVG ou encore réduction embryonnaire par exemple. "65 écoutantes dont la formation dure dix-huit mois ! C’est fou, c’est vous dire à quel point elle est sérieuse", a-t-elle souligné. Celle qui est comédienne en plus d’être chroniqueuse n’a jamais caché avoir fait plusieurs fausses couches, mais a révélé ce matin que ce drame l’a à nouveau touchée dernièrement : "J’ai fait à cause de l’endométriose entre autres, plusieurs fausses couches, encore même récemment".

Mais le terme de "fausse couche" gagne à disparaître. "Il n’y a rien de faux là-dedans, croyez-moi. Il convient mieux de parler d’arrêt naturel de grossesse", a expliqué Enora Malagré. "J’en ai fait plusieurs et c’est quelque chose auquel on n’est pas préparé. Ça concerne à peu près 80% des femmes. On traverse toutes ça, quasiment. On ne nous dit pas, quand on est jeunes : ‘potentiellement, tu vas tomber enceinte et tu vas peut-être perdre ton bébé’ ou ‘tu peux aussi traverser le deuil périnatal, qui est vraiment… Absolument atroce. Et moi, à titre personnel, j’aurais bien aimé trouver des réponses et une façon de pouvoir me réparer. Parce qu’on n’en parle pas vraiment. Même entre nous, entre femmes, on n’en parle pas. C’est très tabou. C’est très intime, c’est notre chair qui souffre. Il y a une pudeur qui s’ajoute à ça, parce que d’un coup, on se sent…", a raconté la chroniqueuse avant de reprendre son souffle pour ne pas pleurer. "Voilà, j’en étais sûre. Je suis désolée, oh la la", a-t-elle lâché avant de poursuivre son témoignage.

"On se sent défaillante. Parce qu’on a l’impression que c’est inscrit dans l’ADN de la femme. (…) On se sent meurtrie, on est anéantie. Je le suis toujours. On est très seule et on doit avancer dans la vie malgré ça. On doit faire comme si de rien n’était. On doit retourner le lendemain – ou très peu après – bosser, on doit retrouver une vie sociale. Mais pour autant, on est fissurée à l’intérieur, vraiment, à jamais", a déclaré la chroniqueuse de France 5 avant d’évoquer les difficultés qu’impliquent l’interruption volontaire de grossesse. "Ce n’est pas anodin. Ne croyez pas que les femmes, même si c’est un choix, traversent cet événement de manière légère", a-t-elle insisté, avant de parler de la souffrance des hommes trop souvent oubliée dans ces cas-là. "J’aimerais terminer en vous disant à vous à la maison de ne pas rester seule face à ce drame. Il y a forcément une structure à côté de chez vous qui est à votre écoute. Vous êtes légitimes dans votre souffrance, vous avez le droit de craquer, même des années après. Ce n’est pas rien, ce que vous avez traversé. On vous embrasse et on est ensembles. Je suis très émue, pardon", a conclu Enora Malagré, avant de prendre de grandes respirations, consolée par sa collègue. "Merci beaucoup Enora d’en avoir parlé et d’en avoir parlé comme cela", a réagi Marina Carrère d’Encausse.

Par
Hugo Mallais