« Je n’en pouvais plus » : Enora Malagré sans détour sur son départ de TPMP et la fermeture de C8

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:29
ABACA
De retour au théâtre, Enora Malagré s'est exprimée sur son passée de chroniqueuse de  à l'occasion de la promotion de sa derni!re pièce. L'occasion pour la comédienne de revenir sur son départ de l'émission de C8 et de la fermeture prochaine de la chaîne.

Enora Malagré était la depuis le premier jour dans Touche pas à mon poste. La Bretonne a participé au lancement de TPMP sur France 4 en 2010 avant de connaître le succès que l’on connaît lors du passage de l’émission sur D8, puis C8. En 2017, la chroniqueuse a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle quittait définitivement le talk-show : "Cela fait plusieurs mois que je me pose des questions sur mon avenir à la télévision et sur ma place dans Touche pas à mon poste. Je crois justement que je n’y trouve plus ma place. Alors je vous annonce ce soir que je vais quitter, que je quitte officiellement Touche pas à mon poste." Aujourd’hui, Enora Malagré s’épanouit loin de TPMP. Si elle occupe un nouveau rôle de chroniqueuse dans Le Mag de la santé, la native de Morlaix se consacre également à son amour de toujours, la comédie, en se produisant dans des pièces de théâtre. Dans la dernière en date, Vive le vent, mise en scène par Philippe Lelièvre, elle y joue la deuxième épouse du Père Noël, nymphomane, qui décide de fermer l’atelier des lutins.

Dans un entretien accordé à Déborah Grunwald sur France Bleu ce mercredi 6 novembre, Enora Malagré s’est exprimée sur son passé de chroniqueuse à TPMP. Un rôle qui colle encore à la peau de la comédienne aujourd’hui : "Parce que j’ai fait de la télé, j’ai l’impression d’avoir la lèpre", lance-t-elle, avant d’expliquer qu’elle n’était finalement qu’elle ne jouait qu’un rôle à l’écran : "Ce personnage qu’était celui de Touche pas à mon poste, il a été créé pour être haut en couleurs, c’était contractuel. C’est ce qu’on me demandait de faire. Je n’allais pas le faire à moitié, sinon je n’étais pas payée. Il (Cyril Hanouna) a eu cette idée merveilleusement intelligente de faire de cette émission comme un dîner de famille : il y avait la cousine insolente, le tonton libidineux, le cousin coincé, l’intello, etc. C’était une idée de génie pour que les gens puissent s’identifier à ces personnages. Pour que ça puisse leur parler. Ça a été un succès, bravo. Si j’en suis ici aujourd’hui, c’est parce que aussi j’ai fait partie de cette émission."

Enora Malagré cash sur l’arrêt de C8

Alors que TPMP n’a plus rien à avoir avec le programme auquel participait Enora Malagré à l’époque, cette dernière assure néanmoins être heureuse d’avoir fait partie de cette aventure : "Je ne regrette rien, je suis très fière d’avoir participé à cette émission au moment où j’y ai participé. On a changé les codes. J’ai pris parti pour la cause féministe, pour la banlieue, etc. J’ai dit des choses que jamais personne ne m’aurait autorisées à dire. On m’a laissée une grande liberté d’expression. C’est formidable, on a ri. Je suis très fière." Toutefois, la chroniqueuse ne cache pas avoir vécu un départ compliqué : "Aujourd’hui, c’est différent. Je suis partie quand je n’en pouvais plus."

Enora Malagré s’est aussi exprimée sans filtre sur la fermeture de C8. Une décision qui ne la laisse pas indifférente : "Je ne peux pas me réjouir, j’ai des potes qui vont se retrouver au chômage. Évidemment que je suis en désaccord avec plein de choses mais par contre, je ne me réjouirai jamais que des copains soient dans la mouise." Malgré tout, la comédienne n’est pas en désaccord avec la décision de l’Arcom : "Je ne sais pas si c’est une forme de censure. À un moment donné, on fait des bêtises, on en paye le prix. On ne peut pas raconter n’importe quoi, on ne peut pas être radical dans des propos, on ne peut pas frôler le fascisme. Mais pour autant, ce sont des épisodes, ce n’est pas toute la chaîne ni même tout le temps Touche pas à mon poste. La décision est drastique et je ne critique pas la décision. Mais je ne me réjouis pas que des copains se retrouvent au chômage."

Par
Benoît Lesueur