« Il m’a mis un coup de tête » : Alexandra Rosenfeld livre un témoignage glaçant contre son ex Jean Imbert

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:38
Gwendoline Le Goff/Panoramic/Starface
L'ancienne Miss France révèle avoir témoigné "sous un faux nom" il y a quelques mois dans une enquête très médiatisée, autour de violences présumées vécues par d'anciennes partenaires de Jean Imbert.

Après "plus de dix ans", Alexandra Rosenfeld a décidé de prendre la parole publiquement. Celle qui avait obtenu le titre de Miss France 2006 révèle ce mardi 19 août qu’elle était l’une des témoins anonymes d’une enquête très médiatisée publiée par le magazine ELLE il y a quelques mois, concernant son ex compagnon Jean Imbert. 

"L’emprise", les "violences psychologiques"… l’ex Miss France Alexandra Rosenfeld raconte

Dans cet article, le chef gastronomique français de renommée mondial était accusé de violences conjugales par plusieurs femmes dont Éléonore, le faux nom choisi par Alexandra Rosenfeld pour témoigner comme le confirme aujourd’hui la rédaction de ELLE. Aujourd’hui, elle publie la copie du diagnostic qui lui a été fourni à l’hôpital après avoir été frappée au visage par son célèbre compagnon de l’époque : "Traumatisme par choc direct, fractures des os propres du nez". "Il m’a mis un coup de tête, une fois", confie celle qui partage aujourd’hui sa vie avec le journaliste Hugo Clément. "Bizarrement", ce coup l’a moins "marquée" que l’"emprise" et "la mécanique des violences psychologiques" qu’elle et les autres femmes ont vécu avec lui. "Le mépris, les rabaissements, les silences, les mots parfaitement placés pour me faire douter de moi, de ma valeur. C’était lent, insidieux… Je ne savais même pas que ça s’appelait comme ça. Je croyais que le problème, c’était moi. Je suis restée. Parce que je l’aimais. J’ai réussi à partir quand il s’est tourné vers une autre. Je ne servais plus à rien. Il m’a enfin laissée partir", explique Alexandra Rosenfeld, qui est devenue amie avec les autres victimes présumées.

Alexandra Rosenfeld explique pourquoi elle a d’abord témoigné sous un faux nom

Lorsqu’elle a essayé "d’alerter" sur la violence de Jean Imbert en témoignant à l’époque, ses interlocuteurs ont cru qu’elle mentait par jalousie. Mais se murer dans le silence l’a aidée à se reconstruire : "J’ai pardonné. Je l’ai pardonné. Je me suis pardonnée". Au point de croire à "un geste de paix, une marque d’élégance" lorsque son ex l’a invitée à venir manger à son restaurant à Disney" avec sa famille, en janvier dernier. "Plus tard, j’ai compris. (…) Il savait qu’un article allait sortir. Il avait contacté plusieurs de ses ex, sous prétexte de prendre de leurs nouvelles. (…) Et là, tout s’est réactivé : cette impression étrange d’être gentiment approchée… pour mieux être tenue", explique celle qui s’est retrouvée "mot pour mot" dans le témoignages des autres femmes dans l’enquête publiée par ELLE. "J’ai d’abord refusé de parler, parce que j’avais "dépassé tout ça". Mais je savais qu’elles (…) risquaient de ne pas être crues. Alors après une grande réflexion, j’ai dit oui. Pas contre lui. Pas par vengeance. Mais pour elles. Pour nous", explique Alexandra Rosenfeld, que son partenaire de l’époque avait convaincue de ne pas porter plainte. Après la publication des témoignages et des accusations, Jean Imbert et ses avocats ont plaidé la "défense" pour justifier les fractures des os du nez de celle qui avait été élue Miss Languedoc 2005. "Ce qu’il a répondu est faux. Et les personnes présentes ce jour là le savent. Je parle maintenant, parce que j’ai mis du temps à guérir. (…) Je ne cherche rien à gagner – juste la paix d’être en accord avec moi-même", conclut-elle. 

Par
Hugo Mallais