Jean Imbert, ancien gagnant de Top Chef, accusé de violences conjugales par 4 ex-compagnes

Publié le 23 avril 2025 à 9:33
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Dans une enquête publiée par le magazine Elle, quatre anciennes compagnes accusent Jean Imbert, gagnant de Top Chef en 2012, de violences conjugales.

Jean Imbert se retrouve dans la tourmente. Ce mercredi 23 avril, le magazine Elle a publié une enquête sur celui qui a remporté Top Chef en 2012. Le lauréat du concours culinaire de M6 est accusé par quatre anciennes compagnes de violences conjugales psychologiques et parfois même physiques selon certains témoignages. Les faits les plus récents se seraient déroulés en 2024, comme l’explique une dénommée Zoé, dont le prénom a été modifié : "Il contrôlait les personnes avec qui je sortais, à quelle heure je rentrais. Il me reprochait de parler à certains de mes amis hommes qu’il soupçonnait d’être amoureux de moi", explique-t-elle en montrant certains SMS virulents envoyés par le chef étoilé : "Tu me laisses me torturer le cerveau et le bide pendant une heure, cela me détruit."

4 ex-compagnes témoignent contre Jean Imbert

La jeune femme raconte avoir également été dénigrée pour son poids par Jean Imbert : "Au début, ça faisait l’objet de plaisanteries, j’avais quelques kilos en trop depuis mon accouchement (issue d’une précédente union, ndlr). Ensuite, ça m’a vraiment atteinte, car ça devenait récurrent." Le cuisinier était également très jaloux selon Zoé : "Il me disait que j’avais fait un enfant avec un autre, qu’il ne pourrait jamais me faire confiance. Il me harcelait à ce sujet." Lorsqu’elle tente de rompre avec lui le 9 novembre 2024 en lui écrivant : "On arrête là. C’est trop violent pour moi tout ça", Jean Imbert lui répond : "Je suis devant chez toi." Elle lui rétorque : "Je ne veux pas te voir. Je suis angoissée comme pas possible." Le 24 novembre, le chef lui avoue avoir dérapé : "J’ai complètement perdu pied, devenant de plus en plus jaloux, horrible, possessif, c’était incontrôlable."

Dans un autre témoignage, Kelly Santos, artiste et directrice du fonds de dotation de la Garde républicaine, a dépeint la jalousie maladive de celui qu’elle a fréquenté à partir de décembre 2023, elle qui était en instance de divorce : "Il faisait des crises insensées parce que je vivais encore avec mon mari. J’ai donc pris un appartement en catastrophe et divorcé en trois mois. Mais ça ne lui suffisait pas, je ne devais plus fréquenter aucun homme. Un jour, un ami a posté une photo de moi sur Instagram avec un cœur, il a fait un scandale. Je devais me justifier sur tout. J’étais épuisée. (…) Au téléphone, il me disait : ‘T’as vu tes fringues, tes ongles… tu t’habilles comme une pute.’ J’ai acheté des joggings, j’ai renoncé au rouge à lèvres, aux brushings, aux invitations."

Le chef accusé de violences physiques et psychologiques

Ensuite, c’est la comédienne Lila Salet qui s’est confiée sur sa relation passée avec Jean Imbert. Elle fréquente ce dernier en 2013, lorsqu’elle est âgée de 21 ans. À l’époque, l’actrice avait porté plainte contre le chef pour "dégradations volontaires" : "J’étais chez moi, dans le Marais, à Paris, avec un ami. Soudain, toutes les lumières se sont éteintes. J’ai appris plus tard que Jean avait arraché les fils électriques sur le palier. Il s’est mis à tambouriner comme un fou à la porte." L’ex-candidat de Top Chef force les deux portes d’entrée de la jeune femme, en donnant de violents coups de pied et de poing. "Je suis sortie pour le calmer. Heureusement, la police est arrivée peu après, alertée par les voisins", raconte Lila Salet, qui a reçu des excuses ensuite de la part de Jean Imbert : "Je n’aurais jamais dû casser ta porte. Je te présente mes sincères excuses, mon besoin de vérité m’a poussé dans un travers que je regrette et que je vais combattre en allant me faire soigner."

Dans un quatrième témoignage, Éléonore, dont le prénom fut modifié, va plus loin en accusant Jean Imbert de violences physiques lorsqu’elle entretenait une relation avec lui. Lors d’une dispute, le chef l’aurait attrapée par les bras et lui aurait donné un coup de tête, comme le confirme un témoin. Une autre personne présente au moment des faits ajoute que le cuisinier aurait insulté de "pute" sa compagne. "J’ai touché mon nez, je saignais. On m’a accompagnée à la pharmacie et j’ai repris le tournage", confie-t-elle, avant de se faire examiner. "Traumatisme par choc direct. Fracture des os propres du nez", est-il écrit par les médecins. "Un jour, il m’a empoignée par les bras en me hurlant que j’étais folle, j’ai fini par craquer et j’ai pleuré pour la première fois devant lui", raconte ensuite Éléonore. "Il m’a dit ‘Ah enfin, voilà !’ Il avait réussi à me casser, à faire de moi une serpillière. J’ai décidé de le quitter, car j’ai vu dans ses yeux qu’il jouissait de me voir comme ça." Le contradictoire complet de Jean Imbert est à retrouver ici.

Par
Benoît Lesueur