Benoît Poelvoorde franc sur l’industrie du cinéma : « Le corporatisme m’ennuie »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:24
GAEL TURPO/NETFLIX
Alors qu'il sera à l'affiche du film "Un ours dans le Jura", dès le 1er janvier en salles, Benoît Poelvoorde s'est livré son sa place dans l'industrie cinématographique.

Benoît Poelvoorde est une personnalité à part dans le cinéma français. Excellent dans les comédies, la comédien belge aujourd’hui âgé de 60 ans également su faire ses preuves au fil des années dans des rôles dramatiques. Alors que le public pourra le retrouver en salles dès le 1er janvier dans "Un ours dans le Jura", réalisé par Franck Dubosc, l’acteur a tenu à remercier une cinéaste qui a joué un rôle clé dans sa carrière.

"On m’a plus facilement donné la chance de faire des films plus graves, d’explorer d’autres territoires. Je le dois d’abord à Anne Fontaine. J’étais dans la catégorie ‘Guignol à la télé’ jusqu’à ce qu’elle pense à moi pour Entre ses mains", confie-t-il dans les colonnes de Madame Figaro.

Benoît Poelvoorde : son décalage avec le monde du cinéma

Malgré de nombreuses belles prestations à l’écran dans différents styles, Benoît Poelvoorde semble conserver une part de doute. "Je ne me voyais alors pas du tout dans ce registre, mais elle a insisté. (…) Cela dit, aujourd’hui encore, je me demande souvent : ‘Pourquoi moi ?’, quand on m’offre un rôle", ajoute-t-il.

Le comédien belge en profite pour se livrer avec sincérité sur "le décalage" qu’il peut ressentir au sein de l’industrie cinématographique. "Ça me porte sans doute tort. Dans ce métier, il est difficile d’avoir un pied dedans et dehors. Jeune, j’appréciais le repas et la bière gratuits, mais ça n’a duré qu’un temps. Je n’aime pas les mondanités… L’esprit de bande, le corporatisme m’ennuient. Je regarde le cinéma comme un métier, avec des yeux d’artisan, je ne le sacralise pas. Je suis un électron libre et, l’âge venant, j’ai l’impression que le syndrome du téléphone qui ne sonne plus me guette", explique-t-il.

Benoît Poelvoorde prêt à prendre sa retraite ?

L’acteur semble être inspiré, voir envieux, de la vie de certains de ses proches et semble tenté de mettre un terme à sa carrière. "J’envie tant la vie que mènent certains de mes amis. Mais à chaque fois que je dis ‘J’arrête’, je me sens coupable et j’y retourne", avoue-t-il.

Par
Aurélien Gaucher