Gad Elmaleh est de retour sur le devant de la scène avec son tout nouveau spectacle baptisé "Lui-même". L’humoriste y évoque de nombreux sujets et a accordé une interview à nos consoeurs de Version Femina pour parler plus amplement de ce projet mais pas que. Sur la façon dont est né ce septième spectacle, il a confié : "L’idée m’est venue en me baladant dans les comedy clubs, où je testais chaque soir des sketchs aux côtés de la jeune génération de ‘standupers’". En succédant, sur scène, à Roman Frayssinet, j’ai compris que ma notoriété et mon savoir-faire ne suffiraient pas, car ils sont dépassés". Face à ce constat, le papa de deux garçons a choisi de s’armer d’appuis solides.
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Gad Elmaleh évoque des sujets tabous
"Comme pour passer du tennis de McEnroe à celui de Nadal, il fallait trouver un nouveau rythme et être plus efficace. Pour cela, je devais véhiculer du sens, de l’acuité, et comme la créativité et la profondeur de Roman m’inspiraient, je lui ai demandé de m’aider à aiguiser mon regard", a-t-il révélé. Dans ce spectacle, il évoque pour la première fois certains sujets, parfois tabous en France. "Pour la première fois, je parle d’argent. C’est une notion qui engendre à la fois la peur et le rêve, l’envie et le dégoût. Je raconte comment on peut cacher le prix des choses à nos parents en fonction de l’éducation reçue. En France, il y a deux grands sujets tabous : l’argent et la religion", a analysé le papa de Noé.
Et de poursuivre : "Le sexe n’en est plus un depuis longtemps. Quand les Américains le taisent ou l’abordent de manière assez trash, nous, nous sommes capables d’évoquer la chose sans ricaner, voire de manière assez sophistiquée. Mais moi, si j’en parle dans mon nouveau spectacle, c’est uniquement pour contredire ceux qui me disaient : ‘Ce qu’il y a de bien avec vous, c’est que l’on peut venir vous voir en famille, car vous ne parlez pas de sexe !’".
Le fameux syndrome du blédard
Outre ces sujets, Gad Elmaleh parle aussi de sa rencontre avec le pape Benoît XVI. Il a raconté avec humour : "Je la décris de la même manière que la visite de ma mère au palais de Monaco : ‘J’ai pu intégrer ce lieu très fermé, il faut que je vous raconte !’. C’est un procédé comique que les Anglo-Saxons appellent a fish out of water et qui révèle, me concernant, le fameux syndrome du blédard". "Mais vous savez, comme le blond, ce n’est qu’un concept, car on est tous le blédard de quelqu’un. Chez moi, ce complexe a toujours existé et, pendant des années, en faisant des courses, j’avais beau payer et prendre le ticket, je craignais toujours que les portiques de sécurité ne sonnent", a-t-il avoué.
Sur ce syndrome, il avait déjà dit quelques mots sur les ondes de RTL en 2021. Celui qui a partagé la vie de Charlotte Casiraghi pendant 4 ans et a eu un garçon prénommé Raphaël avait déclaré : "C’est plus une observation sur moi et moi qui me trimballe dans plusieurs univers. Il y a Monaco, il y a les États-Unis, l’arrivée en France et la paternité. Monaco, ça fait partie d’un moment de ma vie qui est vrai, mais je raconte plus mon inadaptation que je me moque de la famille princière". Et de conclure : "Ce que j’essaye d’expliquer aux gens, c’est qu’il n’y a pas un monde qui est mieux que l’autre. Ils se complètent (…) Mais j’aime jouer de ça, j’aime bien faire le blédard, j’aime bien montrer que je suis inadapté, ça fait un peu de comédie".