« Tous ceux qui mettent de l’huile sur le feu doivent être sanctionnés » : Christine Kelly se prononce sans détour sur la polémique de Guillaume Meurice

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:24
Buzz TV
Ancienne membre du CSA (aujourd'hui ARCOM), Christine Kelly a partagé son analyse du cas Guillaume Meurice, qui se retrouve au cœur de la polémique après avoir comparé Benyamin Netanyahou à un "nazi sans prépuce" sur France Inter.

La polémique continue pour Guillaume Meurice. Depuis le 29 octobre dernier, l’humoriste suscite de nombreuses réactions après avoir tenu une chronique dans Le Grand Dimanche Soir sur France Inter. En évoquant notamment le conflit israélo-palestinien, l’artiste de 42 ans a créé la controverse après avoir tenu des propos sur Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d’Israël : "Halloween approche et tout le monde commence à chercher un déguisement pour faire peur. En ce moment, le déguisement Netanyahou marche pas mal. C’est une sorte de nazi, mais sans prépuce." Alors qu’il a reçu un avertissement de la part de son employeur, Guillaume Meurice a annoncé ce lundi 6 novembre à l’AFP qu’il allait contester cette décision devant la justice : "Je conteste cette sanction, car je n’ai pas commis de faute et je n’ai fait que mon métierJe considère qu’il s’agit d’une injustice, je fais donc appel à la justice."

Invitée sur le plateau du Buzz TV ce lundi 6 novembre, Christine Kelly s’est prononcée sur cette affaire. La journaliste de CNews a partagé son expertise, elle qui fut membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA, aujourd’hui ARCOM) entre 2009 et 2015 : "Lorsque j’étais au CSA, ça faisait longtemps que nous aurions réuni toutes les chaînes sur le sujet, très longtemps. Toutes les chaînes, pour dire : « Attention, on est dans un terrain sensible. Attention à ce que vous diffusez par rapport à ce que vous donnez comme information, il y aura des conséquences ou pas dans la rue. » Je trouve que la réaction de l’Arcom, elle existe, mais elle est tardive sur ce sujet de façon générale. Mais je la salue, parce qu’il faut absolument interpeller les médias sur la façon dont ils retransmettent l’information."

Ainsi, Christine Kelly a estimé que Guillaume Meurice méritait d’être sanctionné après son sketch controversé : "Sur les propos de Guillaume Meurice, la question ne se pose pas. Bien sûr que nous aurions sanctionné si j’étais au CSA. Quand j’étais au CSA, on avait bien sanctionné, sous couvert de l’humour, une blague qui avait été faite sur un génocide au Rwanda (un sketch dans l’émission Le débarquement 2 diffusée sur Canal+ en 2014, ndlr). Nous avons sanctionné et fait une mise en demeure. Ce n’est pas se cacher derrière l’humour pour pouvoir mettre de l’huile sur le feu. Je trouve que, la société aujourd’hui est déjà tellement tendue que tous ceux qui mettent de l’huile sur le feu doivent être sanctionnés et doivent être rappelés à l’ordre pour pouvoir maîtriser. Le rôle des médias aujourd’hui est capital dans le traitement de l’information et dans la maîtrise de la qualité de l’information."

Par
Noah Lénaud