« Je suis toujours sur la même ligne depuis des années » : L’avis tranché de Jean-Luc Lemoine sur la polémique de Guillaume Meurice

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:25
Buzz TV
En marge de la polémique suscitée par Guillaume Meurice après avoir comparé Benyamin Netanyahou à un "nazi sans prépuce" sur France Inter, Jean-Luc Lemoine s'est exprimé sur le sujet en évoquant le difficile travail des humoristes dans ce contexte.

C’est une question qui revient souvent lorsqu’un humoriste se retrouve au cœur d’une polémique : peut-on rire de tout ? Depuis le 29 octobre dernier, Guillaume Meurice suscite de nombreuses réactions après avoir tenu une chronique dans Le Grand Dimanche Soir sur France Inter. En évoquant notamment le conflit israélo-palestinien, l’artiste de 42 ans a créé la controverse après avoir tenu des propos sur Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d’Israël : "Halloween approche et tout le monde commence à chercher un déguisement pour faire peur. En ce moment, le déguisement Netanyahou marche pas mal. C’est une sorte de nazi, mais sans prépuce." Face à la polémique,  Charline Vanhoenacker, qui anime l’émission de radio dominicale, avait pris la parole afin de présenter ses excuses à ses auditeurs : "Si vous vous êtes sentis blessés, j’en suis profondément navrée."

Présent sur le plateau du Buzz TV le 3 novembre dernier, Jean-Luc Lemoine a été invité à réagir à cette affaire afin de porter son regard d’humoriste. L’ex-chroniqueur de TPMP, qui a toujours prôné la liberté d’expression des artistes, a ainsi expliqué son point de vue : "Je suis toujours sur la même ligne depuis des années. C’est que l’on doit rire de tout. Par contre il y a des sujets inflammatoires et on na pas le droit d’être moyen sur ces sujets."

Pour Jean-Luc Lemoine, la comparaison de Guillaume Meurice aurait mérité plus qu’une vanne afin d’éviter toute confusion : "Il faut le développer un peu plus. C’est-à-dire qu’on ne peut pas faire une punchline là-dessus. Je suis dans un pays où on doit défendre la liberté d’expression. Si on a envie de dire ça, pourquoi pas, mais par contre il faut le développer un petit peu pour pas qu’il y ait de risque de mauvaise interprétation de la vanne. Après, on peut ne pas être d’accord."

"Le travail de l’humoriste est justement d’expliquer son point de vue sans être chiant", poursuit Jean-Luc Lemoine dans sa démonstration. "Si c’est l’explication premier degré où on fait la thèse, l’antithèse et la synthèse de ce qu’on vient de dire, ça n’a aucun intérêt et ça veut dire que la vanne est ratée. Mais il y plein d’humoristes réussissent à aller sur des sujets un petit peu sensibles sans que ça ne dérange parce que le propos est clair. Si vous savez que ça va choquer, que les gens prennent juste le choc et ne savent pas ce que vous allez raconter, il y a un risque de surinterprétation."

Par
Noah Lénaud