“Nous refusons d’être entraînés dans sa chute” : dans la tourmente, Guillaume Meurice divise chez France Inter

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:25
Maylo / Starface
Au coeur de la polémique après une blague sur le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, l'humoriste Guillaume Meurice semble loin de faire l'unanimité dans les couloirs de France Inter.

Il n’aura fallu qu’une petit phrase pour déclencher la tempête médiatique. Le 29 octobre dernier, dans sa chronique tenue dans l’émission Le Grand Dimanche Soir (France Inter), Guillaume Meurice s’en est pris à Benyamin Netanyahou avec une blague pour le moins offensive. L’humoriste a dépeint le Premier ministre israélien à l’aide d’une comparaison polémique. "Halloween approche et tout le monde commence à chercher un déguisement pour faire peur. En ce moment, le déguisement Netanyahou marche pas mal. C’est une sorte de nazi, mais sans prépuce", a-t-il lâché.

Les critiques n’ont pas tardé à fuser de toute part, obligeant Charline Vanhoenacker à prendre la parole pour défendre son chroniqueur, accusé notamment d’antisémitisme. "Je comprends que la réception du message puisse paraître violente, car lorsque la satire évoque une guerre, le reflet grossissant de la caricature est une catharsis. C’était l’intention précise de Guillaume Meurice dont l’accroche ciblait un seul et unique individu : Benjamin Netanyahu, d’ailleurs nommé dans la phrase. Toute interprétation élargie à la communauté juive en général est une affaire d’interprétation (compréhensible tant l’émotion domine), et dans le cas de l’extrême-droite, une dangereuse instrumentalisation", a-t-elle posté sur Twitter. Ce jeudi 2 novembre, nos confrères du Figaro révèlent qu’en interne, le cas Guillaume Meurice divise.

"Il fait un tort terrible au service public, s’insurge un salarié depuis le siège de Radio France. Il ne nous représente en rien. Tout le monde essaye de bien travailler, d’être à la hauteur, d’avoir une couverture équilibrée et tout le monde a conscience que la confiance du public est fragile. Nous refusons d’être entraînés dans sa chute", lâchent des salariés de France Inter.

Par
Aurélien Gaucher