#MeToo français : L’avis tranché de Jean Reno (VIDÉO)

Publié le 15 mai 2024 à 15:17
Alors que le #MeToo français est plus que jamais d'actualité avec le début du Festival de Cannes, Jean Reno a partagé son avis sur le sujet.

Le mouvement #MeToo du cinéma français fait la Une. Ce mardi 14 mai, Camille Cottin, maîtresse de la cérémonie d’ouverture de la 77e édition du Festival de Cannes, a donné le ton dans son discours d’introduction tandis plusieurs témoignages, comme ceux de Judith Godrèche, ont mis en cause de nombreux réalisateurs à l’instar de Benoît Jacquot et Jacques Doillon : "Dans ce monde le jour et la nuit se confondent. On part en projection, très tôt le matin sans avoir dormi et on donne ses rendez-vous professionnels en pleine nuit, sur une plage qui porte le nom d’une marque. C’est normal. Ah oui, je précise que les rendez-vous professionnels nocturnes dans les chambres d’hôtels des messieurs tout-puissants ne font plus partie des us et coutumes du vortex cannois suite à l’adoption du mouvement MeToo et on s’en félicite !"

De plus, une tribune parue dans Le Monde rassemblant plus de 100 personnalités, dont l’actrice Anna Mouglalis, ont appelé à une action concrète contre les violences sexuelles en réclament une "une loi intégrale qui permettra de clarifier, entre autres, la définition du viol et du consentement, introduire celle de l’inceste, de juger les violeurs en série pour tous les viols connus, d’élargir les ordonnances de protection aux victimes de viols, de faciliter la collecte de preuves, de créer des brigades spécialisées, d’interdire les enquêtes sur le passé sexuel des victimes".

Jean Reno évoque une "situation de guerre et de soupçons"

Ce mercredi 15 mai, Jean Reno était invité au micro de Léa Salamé dans la matinale de France Inter afin de présenter Emma, son tout premier roman. En marge de cet entretien, le célèbre acteur aux 40 ans de carrière ayant joué dans près de 85 films s’est réjoui de cette libération de la parole et espère que cela entraînera une amélioration du climat tendu qui sévit actuellement dans le milieu : "Il y en assez aujourd’hui. On le dit brutement, c’est normal, quand il y en a assez, on le dit brutement. Ça va se faire, ça va se passer, on va trouver un équilibre. Je l’espère, parce que la situation de guerre et de soupçons de ce que va faire l’autre…"

Acteur également réputé aux États-Unis où il vit, lui qui a joué dans des films comme Mission Impossible, Godzilla ou encore Da Vinci Code a pris en exemple sa propre situation pour démontrer l’évolution des pratiques lors des tournages : "Aux États-Unis, lorsque vous signez un contrat pour un film, on vous demande de regarder des petites vidéos de ce qu’il ne faut pas faire sur un plateau. Vous êtes obligé, parce qu’ils le savent. C’est obligatoire avant de signer. C’est beaucoup, mais il faut y aller parce que c’est une situation de rupture."

Par
Benoît Lesueur