Parmi les 56 signataires de la tribune en soutien à Gérard Depardieu publiée dans Le Figaro, les rétro-pédalages s’enchaînent. Ces derniers jours, Gérard Darmon (sur RTL) et Yvan Attal (sur BFMTV) se sont désolidarisés de la phrase polémique "Quand on touche à Depardieu, on touche à l’art". Les deux comédiens ont affirmé avoir signé, non pas par amitié pour Gérard Depardieu, mais par principe d’adhésion à la présomption d’innocence concernant les viols dont sont accusés l’acteur. Nadine Trintignant affirme également avoir signé pour cette raison, et ignorait que Yannis Ezziadi, qui a écrit cette tribune, était en lien étroit avec l’extrême-droite. "Je demande aux personnes que j’ai choquées de ne pas m’en vouloir de ma grave erreur", a-t-elle déclaré dans Le Point.
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C’est également au nom de la présomption d’innocence que Pierre Richard, ami de Gérard Depardieu, assure avoir signé la tribune. "Malheureusement, ce texte ne reflète pas le soutien que je porte à toutes les victimes d’agressions sexuelles. (…) Par ailleurs, j’ai signé sans connaître la mouvance idéologique dans laquelle évolue la plume de la pétition, mouvance à des années lumières de mes engagements. Si j’ai pu blesser certaines personnes, j’en suis sincèrement désolé, bouleversé, même", a écrit Pierre Richard dans une lettre partagée sur ses réseaux sociaux. Carole Bouquet, ex-compagne de Gérard Depardieu, a également exprimé sur les réseaux sociaux être "profondément mal à l’aise" en apprenant l’identité de l’auteur de la tribune.
Jacques Weber est donc le sixième signataire de cette tribune à prendre ses distances. "J’ai par réflexe d’amitié signé à la hâte, sans me renseigner, oui j’ai signé en oubliant les victimes et le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent d’un état de fait trop longtemps admis. Ma signature était un autre viol. Malgré l’amour ou l’admiration que ses amis, sa famille et la famille du cinéma lui portent, nous ne devons pas empêcher la vérité d’éclore. Si l’on a été coupable d’accepter des comportements désormais inacceptables sur les plateaux de cinéma et de théâtre, alors oui je fus coupable", a écrit Jacques Weber ce lundi 1er janvier 2024 ans Mediapart.