Ça finit plus de s’ajouter autour de Gérard Depardieu. Le comédien, visé par deux plaintes pour viol et une pour agression sexuelle, est également mis en cause par le magazine Complément d’enquête, diffusé le 7 décembre sur France 2, dans lequel on le voit enchaîner les propos misogynes et grivois. La chaîne publique a suspendu pour l’heure la diffusion des films de l’acteur tandis que la ministre Rima Abdul-Malak a annoncé qu’une procédure disciplinaire allait être engagée par la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur.
Mais hier, mercredi 20 décembre, dans C à vous, Emmanuel Macron est monté au créneau pour défendre la star. Le locataire de l’Elysée a notamment insisté sur la présomption d’innocence dans les affaires à l’encontre du comédien, accusé de viol et d’agression sexuelle. Emmanuel Macron a dénoncé dans l’émission de France 5 une "chasse à l’homme" contre Gérard Depardieu après la diffusion du reportage. "Il y a une chose dans laquelle vous ne me verrez jamais, ce sont les chasses à l’homme. Je déteste ça", a lancé le président de la République. "Ce n’est pas sur la base d’un reportage qu’on enlève la Légion d’honneur à un artiste", a-t-il affirmé, ajoutant que la décoration n’a pas pour objectif de "faire la morale". Il a ainsi désavoué sa ministre de la Culture qui remettait en question la Légion d’honneur de l’acteur.
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Ce jeudi 21 décembre, Carole Bouquet était l’invitée de Yann Bathès dans Quotidien. La comédienne est montée au créneau pour défendre Gérard Depardieu, avec lequel elle a été en couple pendant de nombreuses années. Carole Bouquet s’en est pris à Complément d’enquête, qu’elle a qualifié en des termes peu amènes de "dégueulasse et abominable" : "Gérard est capable d’être grossier et limite, mais il est incapable de faire de mal à une femme", a-t-elle assuré.
La comédienne de 66 ans a témoigné sur son histoire d’amour qui a duré dix ans. "Je connais ses démons et je sais qu’il est incapable de faire violence à une femme. Laissons la justice décider si, oui ou non, il a violé une femme. Moi, je suis certaine que la justice décidera que c’est faux… Ils sont en train de tuer un homme, excusez-moi", a-t-elle déploré, précisant être en contact avec lui. "Vous ne croyez pas que ça ne l’atteint pas?". "Je suis heureuse que toutes les femmes puissent prendre la parole. Mais par contre que ce tribunal médiatique continue et que ça fait des mois que ça dure et que c’est en train de tuer un homme, je ne peux pas le supporter !”, a-t-elle ajouté.
Et Carole Bouquet de conclure : "Il faut que les médias se taisent. Ils sont tus pour notre ministre de la Justice. Comment voulez-vous que les juges ne soient pas influencés par tout ce qui est en train de se passer", a-t-elle questionné,, non sans indignation.