« Gérard quel âge as-tu ? » : révélations sur les étranges surnoms donnés à Gérard Miller accusé de viols

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:57
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Figure connue et réputée du petit écran, le psychanalyste Gérard Miller est accusé par une cinquantaine de femmes de viols ou agressions sexuelles notamment sous hypnose. Mais l’ancien chroniqueur de Laurent Ruquier ou encore Michel Drucker faisait l’objet de nombreuses rumeurs comme le raconte Le Figaro dans un long article.

"La chute brutale du moralisateur du paf". C’est ainsi que Le Figaro a choisi de titrer son long article consacré à une affaire qui prend de plus en plus d’ampleur. Figure incontournable des plateaux de télé, le psychanalyste Gérard Miller fait l’objet d’une cinquantaine d’ accusations de viols, d’agressions sexuelles ou de tentatives d’agressions sexuelles. Des faits que le principal intéressé nie, même s’il reconnait avoir un déséquilibre dans ses relations. "J’étais un homme de pouvoir. Il y avait une dissymétrie avec les femmes plus jeunes que moi, une dissymétrie dont je ne mesurais pas à l’époque qu’elle était rédhibitoire et qui me conduirait aujourd’hui, sans aucun doute, à agir autrement", a-t-il écrit sur X (anciennement Twitter).

Nos confrères du Figaro lèvent le voile sur la face cachée de celui qui a travaillé aux côtés de Laurent Ruquier et Michel Drucker. Et notamment sur son goût pour les femmes plus jeunes qui lui a valu deux surnoms très parlants de la part de certains de ses collègues : "Divan le terrible" et "Gérard, quel âge as-tu ?". Ce deuxième surnom fait référence à la fâcheuse manie qu’avait le psychanalyste de demander l’âge des spectatrices des émissions dans lesquelles il était.

Son statut de psy, star du petit écran attirait, confirme une femme d’une cinquantaine d’années qui a, elle aussi, eu des propositions de Gérard Miller dans sa jeunesse. "Toute la France le connaissait. J’étais impressionnée et flattée qu’il s’intéresse à moi. Il n’était pas grossier mais c’était de la drague bien lourde. Il avait la cinquantaine, à mes yeux c’était un vieillard", confie-t-elle dans le Figaro en précisant avoir refusé une séance d’hypnose.

Le goût de Gérard Miller pour les femmes plus jeunes

Un autre témoin, qui a assisté à plusieurs fêtes données chez Gérard Miller, confirme au Figaro que des rumeurs couraient sur le compte de ce dernier. "Certains disaient qu’il tripotait des filles sous hypnose. Mais c’était dit comme une dinguerie à laquelle il ne fallait surtout pas croire tellement cela semblait ahurissant". Un journaliste, qui a côtoyé Gérard Miller autour du Média, la webradio que le psychanalyste a lancé en 2017 avec Sophia Chikirou la députée LFI, pointe du doigt que Gérard Miller "avait l’obsession des moins de 23 ans". "Tu peux y aller, tu n’as pas l’âge d’être emmerdée par Gérard", aurait entendu une journaliste recrutée dans ce média.

Aude Rossigneux, qui travaillait pour Media jusqu’à son licenciement, affirme de son côté n’avoir vu aucun comportement déplacé. "S’il avait la réputation d’un homme qui aimait les jeunes filles, on disait aussi qu’il s’était calmé depuis qu’il partageait sa vie depuis une vingtaine d’années avec Anaïs, sa compagne plus jeune de trente ans". La plupart des faits dénoncés sont prescrits. Mais le parquet peut malgré tout demander l’ouverture d’une enquête.

Par
Clara Kolodny