Si certains artistes ont décidé de prendre position dans l’affaire Gérard Depardieu, ce n’est pas le cas de Sylvie Testud. La comédienne, qui a tourné trois films avec l’acteur mis en examen pour viols, avoue par exemple avoir reçu la tribune de soutien à Depardieu mais avoir refusé de la signer. "J’ai reçu ce texte, il ne me convenait pas car il est écrit que c’est un grand acteur, et, de manière sous-jacente, que même s’il a violé ou s’est mal comporté, on l’aime. Non ce n’est pas possible", explique-t-elle dans un entretien publié par La Provence.
"En revanche, je ne peux pas l’abattre alors que pour l’instant il n’est pas jugé", poursuit-elle en demandant que la lumière soit faite sur les faits pour lesquels Gérard Depardieu est pointé du doigt. "Si ses accusatrices disent vrai, il n’aura que ce qu’il mérite, mais de nouveau, la question se pose. Tout le monde dit ‘tout le monde le savait’ – j’ai une pièce qui s’appelle comme cela -, alors pourquoi personne n’a rien dit ?", s’interroge Sylvie Testud en clamant que si elle "avait vu quelque chose" lors des trois tournages faits avec Depardieu, elle "l’aurait dit". "J’ai entendu des blagues nazes, des provocations, des trucs de beauf mais rien de répréhensible. Au départ, j’ai cru à une blague quand j’ai entendu parler d’agression sexuelle", lâche-t-elle.
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Sylvie Testud revient également sur les propos très controversés d’Emmanuel Macron à sur cette affaire Depardieu. "Il n’est pas jugé pour l’instant, je ne vais donc pas le juger. Emmanuel Macron a dit qu’il était un grand acteur, ce n’est pas faux; il a dit qu’il le jugerait quand il sera jugé, je ne peux que souscrire", commente-t-elle ainsi. Pour rappel, interrogé en décembre dans C à vous sur Gérard Depardieu, le chef de l’Etat avait répondu que le comédien "rendait fière la France". "C’est un immense acteur, il a servi les plus beaux textes. Lui aussi est un génie de son art complet. (…) Dans nos valeurs, il y a la présomption d’innocence. (…) Vous ne me verrez jamais dans une chasse à l’homme (…) Quand tout le monde tombe sur le même homme, sur la base d’un reportage, sans même qu’il aie la possibilité de se défendre… Pour moi, c’est non", a-t-il affirmé.