« Quelqu’un dont je n’ai rien à foutre » : l’avis tranché de Josiane Balasko sur Gérard Depardieu

Publié le 18 janvier 2024 à 14:19
Franck Castel/ABACAPRESS.COM
Interrogée dans le dernier numéro de Paris Match, Josiane Balasko est revenue sur l’Affaire Gérard Depardieu et sa volonté de ne signer aucune pétition soutenant ou dénonçant le comédien. L’occasion pour elle de dévoiler ce qu’elle pense vraiment de Gérard Depardieu

 "Jamais il n’y a eu un geste déplacé, jamais". Interrogée mercredi dernier dans Bonjour !, l’émission matinale de TF1, Josiane Balasko a clamé haut et fort que Gérard Depardieu n’avait eu aucun geste répréhensible sur le tournage de Trop belle pour toi en 1989 même s’il disait beaucoup de "grossièretés".

"Certains ont compris que je le défendais", regrette aujourd’hui Josiane Balasko. Interrogée dans le dernier numéro de Paris Match, elle précise d’ailleurs ce qu’elle voulait faire comprendre par cette petite phrase : "J’ai juste dit que le mec que j’ai connu n’était pas celui dont on parle aujourd’hui". "Peut-être que la personne qu’il était il y a trente ans n’est pas la même que celle qu’on a pu découvrir dans les extraits diffusés récemment", ajoute-t-elle en avouant s’être demandée qui était cette personne qu’elle voyait dans Complément d’enquête. 

Revenant sur les différentes pétitions qui ont été signées en lien avec cette affaire – une première, polémique, pour défendre la présomption d’innocence de Gérard Depardieu et sa contribution à l’art, deux autres pour dénoncer "le vieux monde" et soutenir les victimes de violences sexistes et sexuelles -, Josiane Balasko explique pourquoi elle a gardé ses distances avec ces initiatives. "Je ne vais pas aller signer une quelconque pétition. C’est une partie du cinéma qui s’oppose à une autre sur quelqu’un dont je n’ai rien à foutre", lance-t-elle cash.

 Pourquoi Josiane Balasko aimerait que les femmes n’aient plus peur

"Qu’il soit condamné s’il est coupable. Cette affaire me paraît aussi être un écran de fumée pour masquer le reste. Il y a des problèmes autres que celui de Gérard Depardieu", poursuit-elle sans s’attarder sur la question. Josiane Balasko dénonce par contre à demi-mots le tribunal médiatique qui a condamné Depardieu avant la vraie justice. "Quand je vois ce tribunal médiatique et la folie des réseaux sociaux, je me demande parfois ce qu’il serait arrivé si Internet avait existé pendant l’Occupation…", conclut-elle à ce sujet.

Un peu plus tôt dans cet entretien, Josiane Balasko évoque aussi à cœur ouvert les "femmes victimes des lois et des agissements des hommes". "Aujourd’hui, l’égalité salariale n’existe toujours pas. La promotion canapé n’est pas morte. Il y a encore des femmes à qui l’on met la main aux fesses et qui se taisent pour ne pas se faire virer", détaille-t-elle en expliquant qu’elle aimerait qu’on "apprenne aux femmes à ne plus se considérer comme des victimes" et donc à "ne plus avoir peur". "Il ne faut plus avoir peur de porter plainte. Et être bien reçue si on le fait. Il faut faire apprendre le respect".

Par
Clara Kolodny