Actuellement en guerre contre Vincent Bolloré, Thierry Ardisson a été interrogé à ce sujet par Yann Barthès dans Quotidien sur TMC ce vendredi 15 décembre 2023. "Vous vous lâchez sans filtre sur l’un des hommes les plus puissants du pays, (…) Vincent Bolloré. En conséquent, vous n’aurez plus un bon papier, que ce soit dans Paris Match, vous ne serez jamais invités sur Europe 1, dans le JDD", a expliqué l’ex-animateur, citant quelques uns des médias détenus par des groupes médiatiques appartenant à l’empire de Vincent Bolloré, qui a la main mise également sur certaines maisons d’éditions et qui est propriétaire de Canal+, grand acteur de l’industrie du cinéma. "J’ai été annulé ce matin à Europe 1, et Paris Match, c’est pourtant un ex-ami qui dirige, mais il ne me prend plus au téléphone. Donc effectivement, je suis un peu tricard dans la presse Bolloré, ça fait pas mal de supports, mais bon. Il en reste quelques uns, quoi. Il reste des maisons d’éditions qui appartiennent à (d’autres). Le cinéma, c’est fini. D’ailleurs, j’étais associé dans une boîte de prod qui s’appelle Nolita et Vincent Bolloré a dit à mes associés : vous n’aurez pas d’argent pour ce film sauf si vous virez Ardisson. Donc j’ai vendu mes parts de cette société pour qu’ils puissent financer le film ! Vous vous rendez compte où on en est ?", a révélé Thierry Ardisson avant de lâcher d’autres anecdotes et accusations contre le milliardaire.
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"J’ai décidé de m’attaquer réellement à Bolloré. Parce que Hanouna n’est possible que parce que Bolloré le soutient. Sans Bolloré, y’a pas d’Hanouna ! Bon. (…) Il faut dire la vérité sur Bolloré. C’est une entreprise insupportable, les gens sont esclavagisés ! Quand j’étais chez Bolloré, on m’a demandé quinze fois d’inviter Maud Fontenoy (ex-femme politique et membre du Conseil de Surveillance du groupe Vivendi, présidé par Yannick Bolloré, ndlr), par exemple ! Et si vous invitez pas Maud Fontenoy, au bout d’un moment, vous êtes sanctionnés ! Je ne dirai pas pourquoi… Non, quand même… Et un jour, j’avais interviewé d’un français qui avait eu des problèmes au Qatar. On m’appelle, on me dit : ‘il faut que tu coupes l’interview parce que je suis en train de signer avec beIN. T’as intérêt à couper, parce que sinon faudra que tu fasses attention en traversant la rue’… C’est quand même une réflexion parfaitement mafieuse ! Donc ce côté mafieux qu’Hanouna montre tous les jours, il est général dans la maison (Canal+, ndlr). Et moi, j’ai décidé d’arrêter de supporter, voilà. J’irai à tous les tribunaux qu’il faut", a clamé Thierry Ardisson, qui s’ajoute à une liste déjà longue de personnalités dénonçant les méthodes de censures de Vincent Bolloré au sein des médias qu’il détient.
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Celui qui est surnommé "l’homme en noir" a ensuite injurié la star de C8, piqué au vif par les récentes attaques de ce dernier dans Touche pas à mon poste. "Quand Hanouna demande au Jules de Ruquier (le chroniqueur Hugo Manos, ndlr) de me traiter de ‘pourriture’, c’est inacceptable. Hanouna dit à Tristan Waleckx de Complément d’enquête : ‘tu sortiras de chez toi, tu seras couverts de molards’… Non mais attendez, où on est ? Donc moi, maintenant, j’ai décidé de dire ce que je sais sur le groupe Bolloré où j’ai passé trois ans sous la direction de Bolloré. J’ai décidé de me rebeller. (…) De quel droit ce type se permet d’insulter tout le monde tous les soirs à la télévision ? C’est pas possible, quoi, c’est une racaille inculte ! C’est un type qui n’a aucune éducation, c’est scandaleux ? Il y a que moi que ça révolte ?", a-t-il demandé, provoquant l’amusement de Yann Barthès et des spectateurs derrière lui. "Non, mais vous êtes le seul à le dire comme ça", a rétorqué Jean-Michel Apathie.