« PPDA se croit victime d’acharnement », dévoile le rapport d’expertise psychologique de l’animateur accusé de viols

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:47
APS-Medias/ABACA
Dans le cadre de l’enquête le visant pour viols, l’ex-présentateur du JT de TF1 a dû se soumettre à une expertise psychologique…

Depuis 2021, l’ex-animateur du JT de TF1 est visé par des accusations d’agressions sexuelles et de viols. Une affaire qui a débuté avec l a plainte de Florence Porcel, qui a valu a PPDA une mise en examen pour « viol par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction », des faits qui remonteraient à 2004 et 2009. Depuis, près de 40 témoignages de femmes ayant vécu la même expérience ont émergé…

"Un homme ayant des difficultés à correctement appréhender les relations hommes-femmes"

Dans le viseur de la justice, dans le cadre de l’enquête le visant, le 6 juillet dernier, l’ex-présentateur star de TF1 a dû se soumettre à une expertise psychologique. Un rapport que nos confrères du Parisien ont pu se procurer. Dans ce document de 17 pages, la psychologue engagée par le juge d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), décrit PPDA comme "Un homme globalement peu enclin à se remettre en question et ayant des difficultés à correctement appréhender les relations hommes-femmes" et d’ajouter que "Ses capacités à se sentir concerné, à percevoir, à repérer, à appréhender les éléments de la subjectivité humaine sont restreintes »

"Une autorité et une désirabilité généralisées" 

L’experte dresse un portrait édifiant du présentateur de 77 ans, et estime que ce celui-ci "s’est persuadé de plaire et que, compte tenu de sa notoriété, il a pu donner consistance à cette sensation". Et d’ajouter "Il semble que le sujet présente la sensation récurrente et diffuse d’être voulu par l’autre (…). Cette sensation d’être voulu semble être là d’emblée, comme une certitude précédant la rencontre avec la réalité de l’autre (…)" Autant d’éléments qui "peuvent rendre fragiles les capacités à douter, la capacité à questionner les choses, à prendre la mesure de ce qu’elles vont lui demander, et à se remettre en question" a souligné l’experte.

Patrick Poivre d’Arvor se croit victime "d’acharnement"

Concernant les graves faits qui lui sont reprochés, PPDA clame toujours son innocence. Le journaliste "nie l’existence même de toute relation sexuelle" avec Florence Porcel, qu’il accuse d’ « érotomanie ». "C’était une passion à sens unique sans qu’il y ait de ma part le moindre geste lui faisant penser qu’il y avait quoi que ce soit" a-t-il assuré. La psychologue précise dans son rapport que l’animateur a vécu la plainte et sa mise en examen comme des actes "arbitraires" et se dit être la cible d’un "acharnement". PPDA balaye les accusations de deux autres plaignantes par un : "Je ne sais pas pourquoi elles ont besoin de se rajouter à la meute."

PPDA : "Je me dis que peut-être j’ai été indélicat"

Interrogé sur l’accumulation des plaintes, l’ex-animateur du JT a répondu : "Il y a celles pour qui je me dis ‘Bah oui, je comprends pas pourquoi elle s’en prend à moi alors qu’elle n’a cessé de vanter mes louanges’, et d’autres où c’est la vengeance. (…) Quand il y a vengeance les choses sont très claires, en revanche pour d’autres je me suis réinterrogé. (…) Je me dis que peut-être j’ai été indélicat. Mais vraiment, ce n’est jamais intentionnel et les rapports que j’ai eus avec ces femmes sont parfaitement consentis et en aucun cas violents. Très souvent elles répétaient ce qu’elles avaient lu dans Libération ou les très nombreux journaux s’étant intéressés." a-t-il conclu. Dans ses conclusions l’experte a précisé que "Patrick Poivre d’Arvor ne se remet pas en cause".

 

Par
Sarah Ibri