Magali Berdah : la justice donne son verdict dans l’affaire de cyberharcèlement antisémite dont elle a été victime

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 13:47
Sebastien Fremont / Starface
Après avoir soutenu la population israélienne après l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023, l'agente et influenceuse a reçu des menaces de mort antisémites.

Le tribunal correctionnel de Paris s’est prononcé ce mercredi 30 avril sur l’affaire de cyberharcèlement moral aggravé à caractère antisémite et menaces de mort à l’encontre de l’agente artistique et influenceuse Magali Berdah. Dans un communiqué ,les avocats de la plaignante ont dévoilé le verdict de la justice.

Cinq femmes parmi les six prévenus : insultes, menaces de mort…

Les six prévenus qui étaient jugés étaient tous absents et ont été condamnés à des peines allant de six mois de sursis à huit mois fermes, assortis à des amendes de 300 à 500 euros à reverser à leur victime, l’obligation de suivre un stage de citoyenneté et l’interdiction d’entrer en contact avec Magali Berdah durant les trois prochaines années. Cinq des six accusés sont des femmes, qui l’avaient prise pour cible sur le réseau social Instagram. Une sélection des messages reçus par Magali Berdah dans cette affaire de cyberharcèlement a été intégrée à ce communiqué, dans lequel on peut lire non seulement des insultes très violentes, parfois à caractère sexuel, mais également des menaces de mort ainsi que des attaques faisant l’apologie du génocide antisémite. "On doit exterminer tous les juifs", a par exemple envoyé l’un des accusés de ce procès. Enfin, le numéro de téléphone de Magali Berdah avait fuité. Une septième personne sera jugée ultérieurement dans ce même dossier. Souffrant, le prévenu n’a pas été en mesure de comparaître.

Magali Berdah également visée par Booba et ses fans

Celle que l’on surnomme "la papesse des influenceurs" en France était présente lors de l’audience et a exprimé son soulagement. Ce n’est pas la première fois que Magali Berdah est victime de cyberharcèlement. Quelques jours avant les événements du 7 octobre 2023, le rappeur Booba avait été placé sous contrôle judiciaire et mis en examen pour cyberharcèlement moral aggravé envers l’agente d’influenceurs depuis l’année 2022. Aujourd’hui, ce sont 34 personnes au total qui ont été condamnées pour cyberharcèlement envers celle qui a été relaxée par la justice à l’automne dernier dans une affaire de banqueroute.

Par
Hugo Mallais