Après des années de poursuites judiciaires, l’ancienne “papesse des influenceurs” vient d’être relaxée par le tribunal correctionnel de Nice dans une affaire de banqueroute remontant à 2014-2015.
Un procès qui se termine après une décennie d’incertitude pour Magali Berdah
Magali Berdah, figure controversée du monde de l’influence, a finalement obtenu gain de cause lundi 25 novembre 2024. Le tribunal correctionnel de Nice l’a relaxée dans l’affaire BA & CO, société de courtage en assurances dont elle était accusée d’avoir organisé frauduleusement la liquidation judiciaire.
Initialement, le parquet avait requis une lourde peine de 18 mois de prison, dont six mois ferme sous bracelet électronique. “Tous les faisceaux d’indices convergent “, avait déclaré la procureure Sylvie Maillard, estimant que Magali Berdah était “le personnage central” de cette entreprise.
Une enquête aux nombreuses zones d’ombre autour de Magali Berdah
L’affaire concernait BA & CO, une société créée en 2013 et placée en liquidation judiciaire en 2015, avec un passif estimé à 2,5 millions d’euros. L’instruction avait révélé des irrégularités troublantes : 80 000 euros prélevés en liquide sans justification et 600 000 euros transitant sur un compte de secrétaire, incluant des dépenses de luxe inexpliquées.
“Un dossier pénal, ce sont des faits et du droit. Là, on voulait Magali Berdah. Peut-être parce qu’on s’est dit qu’elle était solvable, peut-être parce que, quelque part, c’était un trophée”, a réagi son avocat, Maître Franck De Vita.
Un nouveau départ pour Magali Berdah
Malgré ces années d’accusations, Magali Berdah n’a pas baissé les bras. Après avoir créé Shauna Events en 2017, une agence de relation entre marques et influenceurs, elle a récemment lancé une nouvelle structure internationale représentant un millier d’influenceurs dans une vingtaine de pays.
Cette relaxe intervient après d’autres batailles judiciaires, notamment celle l’opposant au rappeur Booba, qui l’avait accusée de pratiques commerciales trompeuses – une plainte finalement classée sans suite.
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“Aujourd’hui, cet homme qui se dit lanceur d’alerte, c’est un harceleur”, avait-elle déclaré à l’époque, dénonçant avoir reçu 70 000 menaces en deux mois et demi.