Direction le tribunal pour les producteurs de la nouvelle version d’Intervilles. Selon La Provence, Banijay Production Media (anciennement Air Productions), la société créée par Nagui, vient de saisir la justice à l’encontre des arènes d’Arles qu’elle accuse de parasitisme.
Ce événement arlésien qui provoque la colère des producteurs d’Intervilles
La société, qui a relancé Intervilles cet été sur France 2, accuse en effet les arènes d’avoir purement et simplement copié le concept de l’émission culte dont elle détient les droits pour donner naissance à un évènement baptisé Le Choc des arènes. Organisé le 21 juillet dernier, ce dernier opposait Nimes à Arles autour de jeux utilisant notamment des vachettes. "Ils nous réclament 270 000 euros de dommages et intérêts, a expliqué à nos confrères Lola Jalabert, la directrice des arènes. On a fait 5000 entrées à une moyenne de 12 euros. La recette est très, très loin du montant qu’on nous demande. Ça a été un gros succès, mais bien éloigné de ce qu’ils proposent à la télé toutes les semaines". Cette dernière assure ne pas avoir copié le concept d’Intervilles et avoir mis en place de nombreuses choses pour se démarquer de l’illustre émission. Après une première mise en demeure en mai lui demandant d’annuler son évènement, elle a ainsi suspendu pendant trois semaines les ventes de billets avant de donner un nouveau nom à ce duel. "Je voulais démontrer que je n’utilise pas Intervilles pour vendre des places", assure celle qui avait misé au départ sur le nom Intervill’s puis Intravill’s et enfin le Choc des arènes.
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"Notre spectacle est famiial, avec des jeux, des vachettes, ce qui est traditionnel chez nous. Tous les étés dans les villages, il y a des jeux gonflables et des vachettes dans les arènes, surtout avec les taureaux-piscine", clame la directrice en insistant sur le fait que ses épreuves n’étaient pas les mêmes que celles proposées par Nagui et ses complices sur France 2. "C’est faire polémique pour pas grand-chose. Ce ne sont pas 5000 entrées qui vont les déstabiliser et leur enlever quelque chose (…) Est-ce qu’on nous attaque pour nos traditions ? J’ose espérer que non mais on peut tout imaginer", regrette-t-elle en rappelant que les producteurs de cette nouvelle version d’Intevilles risquent eux-aussi un procès de la part de Claude Savarit, le créateur de l’émission avec Guy Lux, qui n’a pas apprécié le rendu de cette renaissance.