Nagui réagit au boycott d’Intervilles, par Dax et Mont-de-Marsan : « Je ne veux pas être dans une parano de complotisme, mais… »

Publié le 3 juillet 2025 à 14:16
© Stéphane GRANGIER - France Télévisions
Nagui a tenu à réagir au boycott d’Intervilles par deux villes emblématiques, suite à la suppression des vachettes dans la nouvelle version du jeu culte.

Ce jeudi 3 juillet signe le grand retour d’Intervilles sur France 2,  après 12 ans d’absence. Pour cette nouvelle version du jeu culte, ce sont notamment Nagui et Bruno Guillon qui seront aux commandes de la soirée. Pour cette nouvelle version d’Intervilles, exit les vachettes, icônes du jeu depuis sa création en 1962. Ces dernières sont remplacées par Topa, une mascotte créée par Zep, le papa du personnage de BD, Titeuf. 

Intervilles : le boycott de Dax et Mont-de-Marsan

Cette absence a provoqué la colère de certaines villes fidèles à l’émission, notamment Dax et Mont-de-Marsan, qui ont choisi de boycotter cette version remaniée. "Intervilles sans vachettes, ce n’est pas Intervilles. C’est une kermesse" avait déclaré Charles Dayot, le maire de Mont-de-Marsan, en comparant cette nouvelle mouture à « du surimi ou du Canada Dry, ça manque de saveur". De son côté, Julien Dubois, maire de Dax et président de l’Union des villes taurines françaises, a affirmé que les vachettes n’étaient pas mal traitées.

Et Nagui de réagir à ce boycott : "Quand on a commencé à parler du retour d’Intervilles en 2019, il n’y a eu aucune polémique, Elle est née seulement quand il y a eu le courrier de la part d’un organisateur de fêtes taurines et de corridas" explique l’animateur, en faisant référence à Julien Dubois. L’animateur poursuit : "Ce lobby est intervenu quand ? Lorsqu’il y avait – ne soyons pas dupes – une loi visant à interdire la corrida aux moins de 16 ans qui allait passer au Sénat. Je ne veux pas être dans une parano de complotisme, mais le lobby s’est mis à fonctionner et a été énormément relayé parce que ça faisait du buzz. Et une fois que le Sénat a rejeté la proposition de loi, on n’a plus rien entendu, ils avaient fait leur boulot, ils ont plié leurs gaules et ils sont rentrés à la maison".

Nagui : "On pense que j’en fais une affaire de bobo-branché-wokiste" 

Et de conclure : "Ce qui me dérange, c’est qu’on pense que j’en fais une affaire personnelle et une affaire de bobo-branché-wokiste". "Pour moi, bobo et woke ne sont pas des insultes. Je pense qu’il faut être éveillé sur la cause animale, la parité, le racisme, l’antisémitisme, les problèmes de notre société… Le service public et les animateurs sont responsables de la ligne éditoriale et doivent rester maîtres du propos tenu à l’antenne".

En 2004 et 2005, Nagui avait déjà animé Intervilles. Fervent défenseur de la cause animale, l’animateur avait déjà évoqué le sujet du traitement des vachettes dans l’émission, dont il avait gardé un mauvais souvenir : "Pour avoir vu une vachette malheureusement périr sur le plateau, on n’a pas envie de rire et d’être dans ces conditions-là », avait-il déclaré en juin dernier à l’antenne de Télématin.

 

 

 

Par
Sarah Ibri