« Il me pelote, me roule des pelles » : Après Benoît Jacquot, Judith Godrèche accuse un autre célèbre réalisateur d’abus sexuels sur mineure

Publié le 8 février 2024 à 11:24
France Inter
Alors qu'elle a récemment porté plainte contre Benoît Jacquot pour "viols et violences sur mineur", l'actrice Judith Godrèche a accusé un autre réalisateur français d'abus sexuels alors qu'elle n'avait que 15 ans.

Le 6 février dernier, Le Monde révélait que Judith Godrèche avait porté plainte contre Benoît Jacquot pour "viols avec violences sur mineur de 15 ans", en dépit de la prescription des faits. "C’est une histoire comme les histoires d’enfants qui sont kidnappés. J’aurais voulu que Benoît accepte d’être mon ami, de ne pas m’avoir, je ne voulais pas de son corps. Très vite, il me dégoûtait", a écrit l’actrice dans un texte. De son côté, le réalisateur nie toute forme d’emprise et évoque une véritable "relation amoureuse". Ce dernier était âgé de 40 ans alors que Judith Godrèche en avait à peine 15.

Invitée au micro de France Inter ce jeudi 8 février, Judith Godrèche a accusé un autre célèbre réalisateur français d’avoir abusé d’elle lorsqu’elle était mineure, en la personne de Jacques Doillon. Ce dernier aurait agi contre l’actrice en marge du tournage La Fille de 15 ans, où elle joue Juliette une adolescente amoureuse de Thomas, 14 ans, dont le père, Willy, joué par Jacques Doillon (45 ans à l’époque), tombe amoureux de la jeune fille : "Sur le tournage, c’était hallucinant. Il a pris mes écrits pour en faire un film et les a réadapter. Il a engagé, un acteur, on a commencé le tournage et il l’a viré. Il s’est mis à la place", raconte Judith Godrèche, qui explique également avoir été abusée dans la maison de Jane Birkin, la femme du réalisateur à cette époque : "Ce qui s’est passé dans la maison de Jane, dans le bureau de Doillon, ça personne ne l’a vu, puis j’en ai parlé à personne."

Pendant le tournage de La Fille de 15 ans qui a lieu à Ibiza, Judith Godrèche va subir de nouveaux abus de la part de Jacques Doillon : "D’un coup, il décide qu’il y a une scène d‘amour, une scène de sexe entre lui et moi, et on a fait 45 prises. J’enlève mon pull, je suis torse-nu et il me pelote, il me roule des pelles. Et il y a Jane qui est là derrière le combo. Une situation extrêmement douloureuse pour elle qui, moi, me met mal à l’aise."

Par
Benoît Lesueur