Affaire Nekfeu : son ex-épouse condamnée à de la prison avec sursis

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:39
Paradisi Alessia/ABACA
L'audience s'est tenue le 29 janvier dernier et le verdict est tombé ce mercredi 19 mars concernant les accusations de Nekfeu envers son ex-femme à qui il reproche de ne pas lui avoir ramené leur enfant à plusieurs reprises. 

Le 3 novembre dernier, l’avocate Florence Fekom a pris la parole sur X, anciennement Twitter, pour partager un communiqué concernant sa cliente. Elle y a déclaré : "Je suis l’avocate de la femme de Monsieur Samaras, rappeur connu sous le nom de NEKFEU. Ils ont eu un enfant. Elle l’a quitté et est actuellement partie à de nombreuses procédures l’opposant à son mari. Ma cliente a dénoncé auprès des services de police des faits de violences psychologiques, sexuelles et physiques commis durant leur relation, soit pendant près de 4 ans".

De lourdes accusations envers le rappeur

L’avocate a également affirmé que son cliente "a notamment dénoncé des faits de viols perpétrés par ce dernier à son encontre à plusieurs reprises." Elle a précisé que cette dernière aurait pris la décision de quitter l’artiste alors qu’elle était enceinte, afin de se protéger ainsi que leur enfant à naître. "Elle déclare l’avoir quitté enceinte pour se protéger et préserver leur enfant à naître. Elle s’est retrouvée alitée à son cinquième mois de grossesse. Après des années vécues dans le silence et la peur, elle ne dispose plus d’autre choix que de partager cette affaire publiquement, au vu du traitement judiciaire différencié dont elle pâtit depuis plusieurs mois".

Florence Fekom a par ailleurs indiqué que l’ex-compagne du rappeur souffre d’un stress post-traumatique sévère, directement lié aux violences qu’elle aurait subies. "Craignant les représailles de Monsieur Samaras, ma cliente a, dans un premier temps, signalé les faits de violences conjugales et viols sans porter plainte et sans produire les éléments à l’appui de ses déclarations." 

Nekfeu se défend

Face à ces graves accusations, Ken Samaras, alias Nekfeu, a décidé de répondre publiquement. Il a rejeté en bloc ces allégations, affirmant que celles-ci étaient fausses et diffamatoires. "J’ai appris ce matin que mon ex-épouse, par le biais de son avocate Florence FEKOM, avait publié un communiqué entièrement mensonger et diffamant m’accusant de violences notamment sexuelles. L’ensemble de ce communiqué est faux. Ces accusations ont déjà été classées sans suite par la Justice et reviennent au moment même où elle a été interpellée hier soir pour disparition inquiétante de mon fils de 3 ans".

L’artiste a également mis en avant le fait que la mère de son enfant serait actuellement sous contrôle judiciaire depuis septembre 2024, avec interdiction d’approcher l’école de leur fils. "Elle avait déjà été condamnée à une astreinte au civil, d’un montant de 28 000 euros – 500 euros par infraction – pour ne pas avoir rendu le fils à son père de nombreuses fois", ont rappelé nos confrères du Figaro

La justice a tranché

Une audience s’est tenue à huis clos le 29 janvier passé, et ce mercredi 19 mars, l’ex-compagne du rappeur Nekfeu, Mme B., a été condamnée par la 26ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris à deux mois de prison avec sursis pour non-représentation d’enfant. Toutefois, la décision ne s’applique pas à l’ensemble des faits reprochés : si elle a été reconnue coupable pour certaines dates, elle a en revanche été relaxée pour d’autres, Nekfeu n’ayant pas apporté la preuve qu’il s’était bien présenté pour exercer son droit de visite et d’hébergement. Contactée par Libération, Me Florence Fekom, avocate de Mme B., a annoncé que sa cliente entendait faire appel de cette condamnation.

Parallèlement à ce contentieux, une nouvelle procédure a été initiée puisqu’une plainte a été déposée pour "violences habituelles, viols, agressions sexuelles et harcèlement", selon les informations recueillies par Libération auprès de Me Florence Fekom. Dans ce cadre, l’avocate cherche aussi à mettre en avant la notion de "contrôle coercitif", qui englobe un ensemble de violences pouvant s’exercer non seulement sur la femme, mais aussi sur son entourage, y compris ses enfants.

Par
Kahina Boudjidj