“Elle sera jugée en janvier » : Nekfeu sort du silence après les accusations de son ex-épouse et regrette un communiqué “entièrement mensonger”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:30
Gouhier Nicolas/ABACA
Après les lourdes accusations à son encontre de la part de son ex-épouse, Nekfeu est sorti du silence et a pris la parole via le compte Instagram de Diabi, son producteur. Le rappeur nie les faits que la mère de son fils lui reproche et l'accuse à son tour. 

Nekfeu a fait un retour sur le devant de la scène contre son gré. Le rappeur a découvert avec stupeur que l’avocate de son ex-épouse a publié un communique de presse dans lequel il est accusé des pires agissements. C’est en tout cas ce que l’on peut lire des mains de de Florence Fekom, avocate au barreau de Paris. Hier soir, dimanche 3 novembre, une longue lettre a été publiée sur X, ancien Twitter, dans laquelle on peut lire : "Je suis l’avocate de la femme de Monsieur Samaras, rappeur connu sous le nom de NEKFEU. Ils ont eu un enfant. Elle l’a quitté et est actuellement partie à de nombreuses procédures l’opposant à son mari. Ma cliente a dénoncé auprès des services de police des faits de violences psychologiques, sexuelles et physiques commis durant leur relation, soit pendant près de 4 ans".

Nekfeu accusé d’agressions sexuelles, psychologiques et physiques par son ex-épouse

L’avocate a ajouté que sa cliente "a notamment dénoncé des faits de viols perpétrés par ce dernier à son encontre à plusieurs reprises". "Elle déclare l’avoir quitté enceinte pour se protéger et préserver leur enfant à naître. Elle s’est retrouvée alitée à son cinquième mois de grossesse. Après des années vécues dans le silence et la peur, elle ne dispose plus d’autre choix que de partager cette affaire publiquement, au vu du traitement judiciaire différencié dont elle pâtit depuis plusieurs mois", a-t-on pu lire. Florence Fekom a également rapporté que l’ex-épouse du rappeur "souffre d’un stress post-traumatique sévère qui résulte, conformément aux certificats de spécialistes dont elle dispose, des violences infligées par Monsieur Samaras". "Craignant les représailles de Monsieur Samaras, ma cliente a, dans un premier temps signalé les faits de violences conjugales et viols sans porter plainte et sans produire les éléments à l’appui de ses déclarations", peut-on également lire.

Le rappeur brise le silence

L’artiste présumé innocent jusqu’à preuve du contraire a pris la parole ce lundi 4 novembre via un communiqué posté en story de son producteur et ami Diabi. On peut y lire : "J’ai appris ce matin que mon ex-épouse, par le biais de son avocate Florence FEKOM, avait publié un communiqué entièrement mensonger et diffamant m’accusant de violences notamment sexuelles. L’ensemble de ce communiqué est faux. Ces accusations ont déjà été classées sans suite par la Justice et reviennent au moment même où elle a été interpellée hier soir pour disparition inquiétante de mon fils de 3 ans". L’originaire du 15ème arrondissement a dévoilé que la mère de son fils "est actuellement sous contrôle judiciaire depuis septembre et a interdiction d’approcher l’école de notre fils".

"Depuis la procédure de divorce que j’ai engagée il y a 3 ans et qu’elle n’a jamais acceptée, elle a essayé de se servir de notre enfant pour m’atteindre. Elle a tenté en vain à l’époque déjà, de me faire un chantage financier, me menaçant d’aller voir les médias si je ne lui versais pas une somme importante, sachant bien ma discrétion et mes convictions profondes sur ce sujet qui me touche et que j’ai plusieurs fois essayé d’aborder à mon humble échelle. Malgré ses accusations infondées et choquantes, elle a depuis été condamnée plusieurs fois. C’est dans ce contexte qu’en mars 2024 la garde de notre enfant m’a été confiée", a détaillé le jeune papa qui a fait le choix de ne plus produire de musique à l’exception de quelques featuring.

"Elle sera à nouveau jugée en janvier 2025" 

Nekfeu a précisé que son ex-épouse "N’arrivant pas à parvenir à ses fins par la voie judiciaire, elle tente désormais en désespoir de cause de salir mon honneur en public". Les réactions ont en effet été nombreuses sur la toile, les fans du chanteur ayant confié leur choc de découvrir que leur artiste préféré aurait été capable du pire. Si l’artiste s’est senti "obligé" de sortir du silence, comme il l’indique, c’est également pour l’honneur de son fils. "J’avais déjà transmis à la Police tous les éléments prouvant mon innocence et les intentions malveillantes de mon ex-épouse, dont des échanges privés et des témoignages de sa propre famille confirment mes propos. Elle sera à nouveau jugée en janvier 2025", a-t-il annoncé.

Puis de conclure : "Je n’aurais jamais pensé un jour me retrouver dans cette situation humiliante et j’en suis d’autant plus attristé et dégoûté que je crois fermement qu’il faut redoubler d’efforts pour faire entendre la voix des femmes victimes de violence. J’ai moi-même un jour dit avec aplomb qu’il n’y avait pas de fumée sans feu sur ce sujet, mais la vie m’a montré qu’en de rares occasions, d’autres motivations pouvaient entrer en jeu, c’est mon cas aujourd’hui". Affaire à suivre. 

Par
Kahina Boudjidj