Affaire Nekfeu : L’ex-épouse du rappeur sera jugée ce mercredi 29 janvier

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 16:19
Gouhier Nicolas/ABACA
En novembre dernier, le rappeur Nekfeu a fait parler de lui mais pas pour son retour sur scène ou la sortie d'un nouvel album. L'artiste était accusé par son ex-compagne et mère de son fils des pires agissements. Il avait pris la parole dans la foulée pour démentir les accusations de cette dernière qui sera jugée ce mercredi 29 janvier. 

Le 3 novembre dernier, une certaine Florence Fekom, avocate au barreau de Paris, a pris la parole sur X, ancien Twitter. Elle a indiqué dans un long communiqué : "Je suis l’avocate de la femme de Monsieur Samaras, rappeur connu sous le nom de NEKFEU. Ils ont eu un enfant. Elle l’a quitté et est actuellement partie à de nombreuses procédures l’opposant à son mari. Ma cliente a dénoncé auprès des services de police des faits de violences psychologiques, sexuelles et physiques commis durant leur relation, soit pendant près de 4 ans". Et d’ajouter que sa cliente "a notamment dénoncé des faits de viols perpétrés par ce dernier à son encontre à plusieurs reprises".

Un traitement judiciaire "différencié" ?

"Elle déclare l’avoir quitté enceinte pour se protéger et préserver leur enfant à naître. Elle s’est retrouvée alitée à son cinquième mois de grossesse. Après des années vécues dans le silence et la peur, elle ne dispose plus d’autre choix que de partager cette affaire publiquement, au vu du traitement judiciaire différencié dont elle pâtit depuis plusieurs mois", avait-on également pu lire. Florence Fekom a également rapporté que l’ex-épouse du rappeur "souffre d’un stress post-traumatique sévère qui résulte, conformément aux certificats de spécialistes dont elle dispose, des violences infligées par Monsieur Samaras". "Craignant les représailles de Monsieur Samaras, ma cliente a, dans un premier temps signalé les faits de violences conjugales et viols sans porter plainte et sans produire les éléments à l’appui de ses déclarations", a précisé l’avocate.

Une relation "toxique" lourde de conséquences 

Dans un article publié par Le Figaro, nos confrères reviennent sur la relation entre le rappeur et son ex-épouse rebaptisée Leila pour conserver son anonymat. "Si le terme de relation toxique est aujourd’hui galvaudé, celle de Ken Samaras et Leila en est pourtant une vraie. Dans l’entourage, plusieurs voix racontent un amour ‘fusionnel’. Les disputes, la jalousie excessive de l’un comme de l’autre, qui font vite battre le couple de l’aile. Mais quand Leila annonce à Ken Samaras qu’elle attend un bébé, ils décident de se marier, le 26 décembre 2020. Cinq mois plus tard, l’union tourne court. Le couple se sépare", a-t-on pu lire. 

Nekfeu sort du silence

En novembre dernier alors que l’avocate de son ex-épouse avait pris la parole, Ken Samaras de son vrai nom, a, lui aussi, décidé de sortir du silence dans lequel il était muré depuis plusieurs années pour démentir les accusations de viol et de violences. "J’ai appris ce matin que mon ex-épouse, par le biais de son avocate Florence FEKOM, avait publié un communiqué entièrement mensonger et diffamant m’accusant de violences notamment sexuelles. L’ensemble de ce communiqué est faux. Ces accusations ont déjà été classées sans suite par la Justice et reviennent au moment même où elle a été interpellée hier soir pour disparition inquiétante de mon fils de 3 ans". L’originaire du 15ème arrondissement avait dévoilé que la mère de son fils "est actuellement sous contrôle judiciaire depuis septembre et a interdiction d’approcher l’école de notre fils".

"Depuis la procédure de divorce que j’ai engagée il y a 3 ans et qu’elle n’a jamais acceptée, elle a essayé de se servir de notre enfant pour m’atteindre. Elle a tenté en vain à l’époque déjà, de me faire un chantage financier, me menaçant d’aller voir les médias si je ne lui versais pas une somme importante, sachant bien ma discrétion et mes convictions profondes sur ce sujet qui me touche et que j’ai plusieurs fois essayé d’aborder à mon humble échelle. Malgré ses accusations infondées et choquantes, elle a depuis été condamnée plusieurs fois. C’est dans ce contexte qu’en mars 2024 la garde de notre enfant m’a été confiée", avait détaillé le jeune papa.

Déjà condamnée "pour ne pas avoir rendu le fils à son père de nombreuses fois"

Et d’indiquer quelques lignes plus loin : "J’avais déjà transmis à la Police tous les éléments prouvant mon innocence et les intentions malveillantes de mon ex-épouse, dont des échanges privés et des témoignages de sa propre famille confirment mes propos. Elle sera à nouveau jugée en janvier 2025". Elle comparaitra en effet ce mercredi 29 janvier devant la 26ème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour plusieurs "non-représentations d’enfant" entre 2022 et 2024. "Elle avait déjà été condamnée à une astreinte au civil, d’un montant de 28 000 euros – 500 euros par infraction – pour ne pas avoir rendu le fils à son père de nombreuses fois", rappellent nos confrères du Figaro.

Puis de préciser que lorsque le juge a prononcé le divorce, la garde a été confiée à Nekfeu. "Il a été décidé que la résidence principale de l’enfant lui reviendrait, et qu’un droit de visite et d’hébergement serait octroyé à son ex-épouse : un week-end sur deux, et la moitié des vacances scolaires. Ce qui a été consigné noir sur blanc aurait dû, en théorie, apaiser leurs échanges chaotiques. Madame récupère son fils – qui a vécu les deux premières années de sa vie avec elle – un vendredi sur deux à 18h, jusqu’au dimanche à la même heure. Mais souvent, elle ne l’entend pas de cette oreille", lit-on. Affaire à suivre. 

Par
Kahina Boudjidj