Avec Michel Drucker, entre autres, Léa Salamé était présente aux obsèques de Jean-Pierre Elkabbach cette semaine. L’animatrice doit beaucoup au célèbre journaliste qui était le premier à lui donner sa chance dans le métier. Lors de la cérémonie, Alain Duhamel a prononcé un discours "merveilleux", et a été invité par Léa Salamé à rendre hommage à Jean-Pierre Elkabbach sur le plateau de Quelle Époque ! sur France 2. "Il aurait été je pense très content, d’abord de l’importance de la foule. Il y avait Brigitte Macron, François Hollande, etc. Il aurait adoré ça", a d’abord déclaré Alain Duhamel à propos des obsèques de son ami.
Dans son discours tout comme dans l’émission, Alain Duhamel a listé les qualités de son ami, mais aussi ses défauts – ce que Laurent Ruquier, qui ne le portait pas dans son coeur, ne s’est pas privé de faire sur BFMTV quelques jours plus tôt : "C’était une star qui aimait être une star. Il était très heureux de rencontrer d’autres célébrités, (…) d’être invité partout, d’être reconnu. Et il avait, il faut bien le dire, un comportement de star. Aller au restaurant avec lui, c’était une tragédie ! Parce qu’il lui fallait tout sur mesure pour lui et pas comme les autres. On lui apportait un plat, il disait ‘non, ça faut l’enlever, ça il faut le rajouter’… Une vraie star !". Léa Salamé a elle aussi raconté une anecdote à ce sujet, puisqu’elle était au téléphone avec Jean-Pierre Elkabbach lorsque, un jour, il s’était fait arrêter par la police : "Il pose son téléphone, et là je l’entends les engueulez : ‘Vous ne me reconnaissez pas ? Je suis Jean-Pierre Elkabbach et vous m’arrêtez, là ?’ Il avait un côté ‘Comment vous osez arrêter la voiture d’Elkabbach’ !". Alain Duhamel a alors renchérit : "Alors que lui, il se garait n’importe où en considérant qu’il avait le droit. C’est la personne que je connais qui conduisait le plus mal dans Paris depuis François Mitterrand. Ce sont mes deux souvenirs de chauffeurs dangereux pour tout le monde".
À lire également
Mort de Jean-Pierre Elkabbach : Julien Dray fond en larmes en rendant hommage à son « grand frère »
Quelques minutes plus tard, le sentiment de supériorité du regretté journaliste est à nouveau devenu un sujet de conversation sur le plateau. "Son côté ‘c’est moi que voilà, saluez-moi’…", a lancé Alain Duhamel. "Ah, il était pas facile. Moi, il m’a viré d’Europe 1, donc, je connais !", a rétorqué Christophe Dechavanne sur un ton agacé, provoquant les rires des spectateurs. Alain Duhamel a alors raconté la mauvaise habitude de Jean-Pierre Elkabbach lorsqu’ils prenaint l’avion ensemble – ce qui est arrivé "une quinzaine de fois". "On arrivait à l’aérodrome, moi je rentrais et je m’enregistrais. Lui il restait dehors jusqu’à ce qu’il soit en retard. Et il pénétrait dans le hall avec sa valise à la main au moment où on entendait ‘Monsieur Elkabbach dernier appel’. Alors à ce moment là il passait les formalités, (…) il montait dans l’avion, tout le monde était déjà assis. Il est arrivé qu’on l’emmène dans une petite voiture dans ces cas-là, à toute vitesse, et (…) il entrait et il jetait un regard dominateur et ravi sur l’ensemble des passagers" , s’est souvenu Alain Duhamel, amusé. "Il était insupportable, en gros, quoi !", a résumé Christophe Dechavanne.