Mort de Jean-Pierre Elkabbach : Julien Dray fond en larmes en rendant hommage à son « grand frère »

Publié le 4 octobre 2023 à 12:32
Mousse/ABACA
Alors que Jean-Pierre Elkabbach est décédé à l'âge de 86 ans, Julien Dray a eu des mots remplis d'émotion au moment de saluer la mémoire du journaliste, avec qui il entretenait une relation toute particulière.

Il a été un des visages incontournables du journalisme politique. Ce mardi 3 octobre, Jean-Pierre Elkabbach s’est éteint à l’âge de 86 ans suite à des soucis de santé, comme l’ont rapporté nos confrères de BFMTV. Au cours de sa carrière, Jean-Pierre Elkabbach était passé notamment par l’ORTF, Europe 1, Public Sénat ou encore CNEWS.

Suite à l’annonce de sa disparition, de nombreux hommages lui ont été rendus. "Avec lui il se passait toujours quelque chose. (…) Il vivait les interviews comme des tragédies, et partager ça avec lui c’était une expérience particulière", a notamment confié Alain Duhamel sur BFMTV. Sur Europe 1 ce mercredi 4 octobre, Julien Dray s’est laissé emporter par l’émotion au moment d’évoquer le décès du journaliste. L’ancien député a eu des mots remplis d’affection pour celui avec qui il entretenait toute particulière. "Je le fais pour vous car c’est Europe 1. Et Europe 1, pour Jean-Pierre, c’était sa vie. C’était sa deuxième maison. Il n’était jamais aussi heureux que le matin dans son studio, quand on arrivait pour l’interview… Excusez-moi… Après l’interview, on revenait et on parlait. C’est quelqu’un que je connaissais depuis 30 ans, qui m’avait accompagné, c’était un grand frère. Moi, mon plaisir c’était de regarder tous les livres qu’il recevait dans son bureau, mon cartable était plein", a-t-il confié en sanglots.

Julien Dray a ensuite évoqué le professionnalisme de Jean-Pierre Elkabbach, qui leur a valu quelques petits accrochages, sans pour autant les éloigner. "Quand on était en studio, c’était sans concession et il était d’une exigence totale. Souvent, il m’appelait la nuit avant, parce qu’il voulait que ça soit parfait. On ne répétait pas, mais Jean-Pierre vérifiait toujours si j’allais être là le lendemain matin, parce qu’il savait que je pouvais avoir une panne de réveil, mais aussi que j’avais travaillé l’interview et que je n’arrivais pas la fleur au fusil. Quand le gong sonnait, je peux vous dire que ce n’était pas du copinage. Vous n’aviez pas le droit à la faute. Il était professionnel jusqu’au bout", a-t-il révélé.

Par
Aurélien Gaucher